12 août

(5 références)

 

  St Euplus (+304)

icône contemporaine

A Catane en Sicile, les Livres Saints étaient interdits et devaient être livrés aux instances officielles. Le diacre Euplus, vint devant le tribunal pour montrer qu'il entendait conserver des livres interdits par les décrets impériaux. Arrêté, il fut soumis à la torture, mais en vain. Il fut conduit au supplice avec l'évangile qu'il avait lors de son arrestation. On le lui suspendit au cou, et il fut décapité.

  St Muredagh (VIème siècle)

Il était lié à la famille royale du roi Lóegaire mac Néill et devint le premier évêque de Killala, en Irlande. Il semble actif dans le comté de Sligo et aurait rencontré St Colomba en l'an 575, dans une ville appelée Ballysadare. A la fin de sa vie, il se retira en ermite sur une île inhabitée dans la baie de Donegal, Inishmurray, qui porte son nom. Il est à l'origine du monastère fondé par Laisrén mac Decláin sur cette même île.

  Ste Jeanne de Chantal (1572-1641)

icône contemporaine

Jeanne-Françoise Frémyot reçut une solide éducation puis fut mariée à Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Le couple très uni eut six enfants. Mais en 1601, Christophe mourut accidentellement, laissant sa jeune veuve dans le deuil et le désespoir. Mais Dieu faisant sentir sa douce Présence, elle fit vœu, quoique jeune encore, de ne pas se remarier, et après avoir établi ses enfants, de se consacrer tout entière à des œuvres de charité. En 1604, elle rencontra François de Sales, évêque de Genève en résidence à Annecy (Genève étant une ville protestante), venu à Dijon pour prêcher le carême. Elle s'ouvrit à lui et il accepta de devenir son directeur spirituel. En 1610, libérée de ses obligations familiales, elle le rejoignit son diocèse, et sous sa direction spirituelle fonda une nouvelle congrégation, l'ordre de la Visitation, pour les femmes de santé fragile, ne pouvant supporter la vie austère des autres couvents. En 1615, un premier couvent fut fondé à Lyon, puis à Moulins l'année suivante. Puis vint les fondations de Grenoble (1618), Bourges dont son frère était évêque (1618) et Paris (1619) où les oppositions et les calomnies ne manquèrent pas. Après la mort de St François en 1622, elle s'occupa seule des treize monastères de l'ordre et poursuivit l'œuvre de son " directeur ", dont elle hâta le procès en canonisation. Elle continua de fonder des monastères dans toute la France et même au delà. Ste Jeanne de Chantal mourut en 1641, à l'âge de soixante-neuf ans. A son décès, L'ordre de la Visitation comportait quatre vingt sept monastères dans toute l'Europe.

"Pour ce qui est de vous, ma très chère fille, pour Dieu ne vous regardez point ni le chemin par lequel Dieu vous conduit, mais seulement regardez Dieu et le laissez faire, vous contentant d'être toute sienne en toutes vos actions... Que cela vous suffise qu'il daigne se servir de votre chétivité et inutilité."

  Bx Carl Leisner (1915-1945)

Originaire de la petite ville de Clèves, Carl avait dix-huit ans quand Hitler accèda au pouvoir. Alors que l'Allemagne accueillait le chef nazi comme un libérateur - il y avait sept millions de chômeurs - Carl rejetta instinctivement le Führer et le nazisme. Son journal intime, qu'il tenait depuis l'âge de douze ans, en témoigne. En 1933, il était chef de la jeunesse catholique de la région de Clèves. Un an plus tard, il l'était pour l'ensemble du diocèse de Münster en Westphalie. C'était un merveilleux entraîneur de jeunes : randonnées à pied et en vélo, camps, exploration de la nature, guitare et chants ; les jeunes le suivaient dans l'enthousiasme. Au cœur de son action : le Christ. En 1934 alors que les foules vocifèrent " Heil Hitler ", il écrivit dans son journal " Christ est ma passion, Heil ! " Il hésita longtemps entre le mariage et le sacerdoce. Fonder une famille chrétienne, quelle merveille ! L'appel au sacerdoce l'emporta. Il fut ordonné diacre en 1939. Huit mois plus tard, il fut arrêté et déporté dans le camp de concentration de Dachau, où il attegnit un sommet de sainteté. Le 17 décembre 1944, il fut ordonné prêtre en secret, par Mgr Piguet, évêque de Clermont-Ferrand, grandiose événement des catacombes ! Mais il était déjà atteint à mort. En août 1945, il mourut, à trente ans, purifié, comme l'or passé au feu...

  Bx Maurice Tornay (1910-1949)

icône contemporaine (détail)

Fils de paysans suisses, Maurice était le septième d'une famille de huit enfants. et entra au Grand Saint-Bernard en 1931. De là, il écrivait à sa famille : " Je n'ai jamais été aussi libre. Je fais ce que je veux, je peux faire tout ce que je veux, car la volonté de Dieu m'est exprimée à chaque moment, et que je veux faire cette seule volonté ". Il prononça ses vœux solennels le 8 septembre 1935. La Congrégation du Grand Saint-Bernard était alors sollicitée par les Missions Etrangères de Paris pour envoyer dans l'Himalaya quelques religieux habitués à la vie en montagne. Le prévôt décida de renforcer l'équipe de Chanoines en place au Yunnan en leur envoyant trois autres religieux, dont Maurice, Après un mois et demi de voyage, les trois hommes parvinrent à la mission de Weisi (2 350 m) dans les Marches tibétaines., où il fut oredonné prêtre en 1938. Lorsqu'éclata la Seconde Guerre mondiale, la Chine fut envahie par le Japon, et la zone de mission de Maurice fut occupée militairement, ce qui entraina disette, soulèvements populaires et pillages. Le jeune prêtre se vit contraint de mendier pour se nourrir. En mars 1945, alors que la guerre n'était pas encore terminée, le p. Tornay fut nommé curé de l'église catholique de Yerkalo à 2650 mètres d'altitude. C'était un poste difficile, plusieurs prêtres y avaient déjà été tués, et l'hostilité des autorités locales était grande. Sur place, il se heurta au lama Gun-Akhio qui refusant sa présence, le menaça ouvertement. Le 26 janvier 1946 au matin, une quarantaine de lamas envahirent la résidence du missionnaire, la détruisirent et emmenèrent de force le p. Tornay au Yunnan. Toutefois, malgré les menaces réitérées, il continuait à prier et à proclamer l'Évangile. Au début du mois de mai 1946, il reçut une lettre du Gouverneur de Chamdo, suprême autorité civile de l'est du Tibet. Celui-ci lui promettait sa protection et l'invitait à revenir à Yerkalo. Le 6 mai, il se mit en route, mais fut tout de suite stoppé par Gun-Akhio. Il projetta alors d'aller plaider sa cause auprès du quatorzième Dalaï-lama à Lhassa au Tibet, et lui demander d'octroyer la liberté religieuse aux chrétiens de Yerkalo. Le 10 juillet 1949, il entreprit un long et pénible voyage de deux mois. Le 11 août 1949, il arriva près de la frontière, aux abords du col de Choula, à 3000 mètres d'altitude. Il fut alors pris dans une embuscade et tué par quatre lamas. Il fut enterré dans le jardin de la mission de Yerkalo.

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