« Se transformer soi-même,
cest transformer le monde entier. Le soleil brille, tout
simplement. Parce quil brille, le monde entier est plein
de lumière. Se transformer soi-même est un moyen
de donner de la lumière au monde entier. » |
Venkataraman naît
dans le sud de lInde (Tamil Nadu). Enfant, il apprend langlais
à lécole de missionnaires américains.
À seize ans, en parfaite santé, il est saisi d'une
profonde peur de la mort. S'allongeant sur le sol, il mime sa
mort et l'état de cadavre. Le choc de cette expérience
provoque une libération et il se rend compte que la mort
ne concerne que son corps. Il se rend alors dans un temple à
Tiruvannamalai où il reste presque immobile pendant plus
de deux ans dans un état de total détachement.
On doit lui donner à manger pour qu'il ne meure pas de
faim. En 1899, il se retire dans une grotte de la colline sacrée
d'Arunachala. En 1922, il s'installe au pied de la colline dans
l'ashram géré par sa mère et son jeune frère.
Sa présence attire de nombreuses personnes en quête
spirituelle. Sa rencontre avec le pandit Ganapati Shastri marque
le début de sa vie publique : ce dernier lui donant le
nom de « Bhagavan Sri Ramana Maharshi », Bhagavan
signifiant « divin » et Maharshi « grand sage
». Sa réputation dépasse progressivement
les frontières et il devient, malgré lui, un maître
spirituel pour de nombreux disciples. Il est considéré
par certains, comme un des plus grands sages de l'Inde du XXe
siècle. Les pères Henri Le Saux et Jules Monchanin
reçoivent son darshan en 1950, peu avant sa mort. Il a
très peu écrit et certains de ses enseignements
oraux, basés principalement sur ses réponses aux
questions qu'on lui posait, ont été transcrits
et publiés. Il se mettait au niveau de celui qui posait
la question et s'appuyait souvent sur divers textes sacrés
en les illustrant par des exemples de la vie courante. Afin de
les inciter à méditer sur l'aspect illusoire de
l'ego, il leur répond souvent : « Qui pose cette
question ? », c'est-à-dire « Qui suis-je »,
moi qui pose la question, si ce n'est, en dernière analyse,
le Soi (Âtman) ? Par ailleurs, son enseignement était
souvent silencieux : « le silence est éternelle
éloquence », disait-il. L'aura de paix qui émanait
de lui était telle que sa simple présence suffisait
à dissiper bien des questionnements au profit d'une intériorisation
salutaire. |