1er février

(6 références)

 

St Tryphon (+ v. 251)

icône contemporaine

Tryphon, martyr en Bithynie, était originaire de Phrygie, ainsi que St Respice son compagnon. Ils furent élevés, dès le berceau, dans les principes de la foi et de la piété chrétienne. L'an 251, ils furent arrêtés comme chrétiens et conduits à Nicée devant le gouverneur de Bithynie, nommé Aquilin, qui les fit cruellement déchirer et tourmenter en plusieurs autres différentes manières. Les trouvant invincibles, il leur fit couper la tête.

Une légende moscovite rapporte qu'un jour le fauconnier Tryphon Patrikeiev laissa s'envoler le faucon préféré du tsar Ivan le Terrible alors qu'il chassait près du village de Naprudni. Très en colère, il menaça le jeune homme de le retrouver dans les trois jours faute de quoi il perdrait la vie. Le troisième jour, épuisé par les longues recherches, il retourna à Moscou. Dans un endroit appelé le bosquet Marinaya au bord du grand étang, il s'allongea pour se reposer, et avant de s'endormir pria avec ferveur son saint patron, le martyr Tryphon, de lui venir en aide. C'est alors qu'il vit en rêve un jeune homme sur un cheval blanc tenant dans sa main un faucon qui lui dit : « Prends l'oiseau perdu, va voir le tsar, et ne t'afflige pas ». Lorsqu'il se réveilla, il découvrit effectivement le rapace posé sur une branche de pin. Après l'avoir restitué en témoignant de l'aide miraculeuse qu'il reçut, le jeune fauconnier fit construire une chapelle au même endroit en reconnaissance à St Tryphon de lui avoir sauvé la vie.

St Sévère de Ravenne (+389)

mosaïque de Ravenne (VIe)

Il défendit, contre l'arianisme, la foi en la divinité du Verbe de Dieu fait homme, définie au concile de Nicée. Il accompagna le légat pontifical lors du concile de Sardique en 344.
modeste tisserand, il est marié et père d’une fille. S’étant rendu à l’église où devait être élu le nouvel évêque, une colombe vient se poser sur sa tête. Malgré les hésitations de l’assemblée, il est finalement désigné et devient évêque de Ravenne

Ste Brigitte de Kildare (450-525)

icône contemporaine

En breton, on la nomme Brec'hed ou Berhet. D'origine irlandaise, elle fut convertie par St Patrick. Elle refusa tous les prétendants qu'attirait sa grande beauté. Elle se retira à quelques kilomètres de Dublin, formant avec plusieurs de ses compagnes, l'une des premières communautés religieuses féminines en Irlande. Femme d'une très grande générosité et d'une énergie exceptionnelle, elle est considérée comme l'une des saintes patronnes de l'Irlande.

 

Ste Galle (VIème siècle)

icône contemporaine

Elle était vierge consacrée et vivait dans la ville italienne de Valence. Fort riche, elle ne jugea pas nécessaire de se retirer dans la solitude pour mener une vie d'austérité et de pauvreté. Les malheureux de toute condition venaient dans sa maison comme des amis et elle les servait, aidée de plusieurs jeunes femmes. Sa prière protégea sa ville au moment de l'invasion des Lombards. Elle ne survécut pas longtemps à cette délivrance miraculeuse.

 

Ste Verdiana (1182-1242)

Bien que déchue, la noble famille dont elle était issue à Castelfiorentino jouissait encore d'un certain prestige. Un riche parent la voulait donc à ses côtés comme administratrice. Cependant, dévouée depuis son enfance à la prière et à l’abstinence, elle ne pouvait concevoir ce rôle que comme une possibilité d’exercer la charité. On raconte qu'un jour cet oncle avait accumulé et revendu une grande quantité de denrées alimentaires. Lorsque l'acheteur voulut récupérer la marchandise, l'entrepôt était vide, car entre-temps Verdiana avait tout donné aux pauvres. La seule réponse à la réaction irritée de son oncle fut l'invitation à attendre vingt-quatre heures. Le lendemain, Dieu récompensa la charité et la confiance de la jeune fille qui retrouva intacte la récolte si généreusement donnée. Verdiana partit ensuite en pèlerinage à Compostelle. A son retour, ressantant un vif désir de solitude et de pénitence, elle se fit construire une petite cellule accolée à l'oratoire de Saint-Antoine, dans laquelle elle vécut pendant trente quatre ans. Depuis une petite fenêtre, elle assistait à la messe, parlait aux visiteurs et recevait le peu de nourriture qu'elle mangeait. On raconte que deux serpents y pénétrèrent dans les dernières années de sa vie, tourmentant la sainte qui ne révéla jamais leur présence. On raconte aussi que sa pieuse mort fut annoncée par le carillon soudain et simultané des cloches de Castelfiorentino.

frère Léo (Josef Egli) (1931-2007)

Josef Egli naît à Gunzwil, dans le canton de Lucerne. Il alla apprendre le français à seize ans à l’Institut catholique de Neuchâtel et y découvrit sa vocation : être Frère des Écoles chrétiennes, une congrégation laïque masculine fondée à Reims par St Jean-Baptiste de La Salle en 1680. Elle a pour but d’assurer une éducation humaine et chrétienne aux jeunes, spécialement aux pauvres. Après des études à Lille en France, il revint enseigner dans ce même institut avant de partir au Pérou. À son retour en terres neuchâteloises, en 1988, il fut engagé comme aumônier de prison et fut progressivement de plus en plus actif auprès des gens de la rue, toxicomanes, ex-prisonniers et mal-aimés en tout genre.

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