3 juillet

(3 références)

 

St Thomas (Ier siècle)

 

icône contemporaine

Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise St Jean (Jean 21. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent : " Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples : " Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfigurée le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question : "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ?" - " Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où : "Nous avons vu le Seigneur !" - " Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas. " Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre : " Mon Seigneur et mon Dieu " . La Tradition fait de lui l'évangélisateur des indiens.

St Gunthiern (VIe siècle)

 

vitrail contemporain

Fils d’un des rois bretons de Cambrie qui, ayant tué dans une bataille son propre neveu sans le connaître, en fut tellement pénétré de douleur que dès lors, foulant aux pieds les grandeurs et même la couronne qui lui était préparée, il résolut de se retirer dans la solitude pour y gémir et faire pénitence le reste de ses jours. S’étant donc dérobé à la vigilance de ses courtisans et de ses domestiques, il se retira dans un lieu désert, situé entre deux montagnes au nord de la Grande-Bretagne, où il vécut près d’un an, caché aux yeux des hommes. S’y voyant enfin découvert et craignant qu’on ne l’obligeât à rentrer à la cour, il passa à une solitude encore plus reculée sur les bords de la rivière Tamar, où il demeura plusieurs années. De là, il vint en l’île de Groix près de l’embouchure du Blavet, et il y séjourna quelque temps connu seulement des pêcheurs de l'île. Mais le seigneur du lieu qui fut averti de sa présence lui témoigna beaucoup de respect, et le fit connaître au comte Gralon, seigneur suzerain de l’île. Ce prince aussitôt le fit prier de venir le voir. Le saint obéit et Gralon fut si content et édifié de sa vertu et surtout de son humilité qu’il lui donna un terrain admirable par sa situation nommé Anaurot au confluent des rivières Isole et Ellé avec mille pas de terre alentour et le territoire de la paroisse de Baye. Ce fut en ce lieu qu’on nomma depuis Quimperlé (qui signifie confluent d'Ellé) que St Gurthiern bâtit un monastère sur les rives de la Laïta. Ce monastère sera ruiné en 868 par les Vikings.

St Léon II, 80ème pape de Rome (+683)

 

 

Après la mort du pape Agathon, le siège apostolique demeura vacant pendant dix-neuf mois. Ce fut après cette longue vacance que fut élu Léon II qui était originaire de la Grande-Grèce. Fils de médecin, parfaitement versé dans les Saintes Écritures, il était aussi pieux que savant, et ses bons exemples portaient tout le monde à la vertu. Devenu chanoine régulier, il prit un soin particulier des pauvres, des orphelins et des veuves. Son court pontificat qui dura dix mois seulement, fut marqué par la confirmation du sixième concile œcuménique que son prédécesseur avait fait assembler à Constantinople pour combattre les hérétiques monothélites ainsi appelés parce qu'ils ne reconnaissaient en Jésus-Christ qu'une volonté et une seule opération. Connaissant aussi bien la langue grecque que latine, Léon traduisit les actes de ce concile pour les Occidentaux, du grec au latin. Léon II ordonna qu'on donne la paix à tous les assistants pendant la messe. Cette pieuse coutume avait été pratiquée et observée dès les premiers siècles de l'Église, comme on peut le constater dans les écrits de St Denis et de St Justin. Le plain-chant que St Grégoire le Grand avait composé et établi dans l'Église se trouvait alors dans une extrême confusion et décadence. St Léon II réforma lui-même le chant grégorien et composa aussi quelques nouvelles hymnes que l'Église a conservées jusqu'à nos jours. Bien qu'il n'ait tenu le siège que dix mois et dix-sept jours, Léon II est un des plus excellents papes qui aient gouverné l'Église. Aimé et respecté de tout le monde, tant à cause de sa vertu que pour son naturel doux, affable et bienveillant, il ne manquait d'aucune des qualités requises pour exercer sa charge. Tous les fidèles le regrettèrent comme un père véritable. On inhuma son corps dans l'église St-Pierre, tombeau ordinaire des papes. On le représente embrassant un mendiant, par allusion à sa charité envers les malheureux, ou tenant un livre où se lisent des notes musicales.

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