9 juillet

(7 références)

 

  St Pancrace de Taormina (1er siècle)

icône contemporaine

St Pancrace naquit quand notre Seigneur Jésus-Christ était encore vivant sur terre. Ses parents, natifs d'Antioche, ayant entendu parlé de Jésus-Christ, se rendirent à Jérusalem avec leur fils, afin de voir le grand Enseignant de lui-même et crûrent dans le Christ comme Fils de Dieu. Après l'Ascension du Sauveur, un des Apôtres vint à Antioche et les baptisa. A la mort des parents de Pancrace, il se défît des biens dont il avait hérité, et partit pour le Pont, où il commença à vivre dans une grotte, passant ses journées en prière et dans une profonde contemplation. St Pierre le visita pendant qu'il était dans la région, et l'emmena avec lui à Antioche d'abord, puis en Sicile, où le St Paul se trouvait alors. Les saints apôtres établirent alors St Pancrace épiscope (évêque) de Taormina en Sicile. Il y oeuvra avec zèle pour l'illumination chrétienne du peuple et le nombre des croyants grandit rapidement. St Pancrace gouverna son troupeau en paix durant de nombreuses années. Cependant, des païens complotèrent contre lui, et saisissant un moment approprié, se jettèrent sur lui et le lapidèrent. C'est ainsi que St Pancrace finit sa vie par le martyre.

  St Adrian Fortescue (+1539)

icône contemporaine

Cousin d'Anne Boleyn, né à Punsborne en Angleterre, il eut deux épouses. Quand la première mourut en 1499 il éleva leurs deux filles puis, douze ans plus tard, il épousa Anne Rede et ils eurent trois fils. Il était tertiaire dominicain, juge de paix d'Oxford et chevalier de l'ordre du Bain. Il s'opposa au mariage de sa cousine avec le roi Henri VIII et fut emprisonné en 1534. En 1539, il refusa d'apporter son soutien au serment de suprématie qui scellait la séparation d'avec l'Église de Rome, enfermé dans la Tour de Londres, sans jugement, condamné par le Parlement, il fut décapité en même temps que Thomas Dinglay.

  Angelus Silesius (1624-1677)

"L'oeuvre la plus chère au coeur de Dieu est qu'il puisse faire naître son Fils en toi. Même si le Christ naissait mille fois à Béthléem, s'il ne naissait pas en toi, tu serais perdu à jamais."

"Où se tient mon séjour ?
Où est ma fin ultime à quoi je dois atteindre ?
Où l'on n'en trouve point. Où dois-je tendre alors ?
Jusque dans un désert, au delà de Dieu même."

Angelus Silesius (de son vrai nom Johannes Scheffler) naquit en Silésie dans une famille de la noblesse luthérienne. En 1643, il alla à Strasbourg où il apprit la médecine, la politique, l'histoire, puis à Leyde en Holllande où il découvrit les oeuvres de Ruysbroeck, Eckhart, Tauler, Boehme, il achèva enfin son cycle à Padoue où il reçut le titre de Docteur en philosophie et médecine. En 1649, il fréquenta les cercles mystiques à l'intérieur desquels circulaient les écrits de Jacob Boehme, il fit notamment la connaissance de Franckenberg, l'ami et l'éditeur du sage de Görlitz, et devint le médecin officiel du Prince de Ols. Sa pensée spirituelle subit de profonds changements, ses lectures mais aussi sa vie intérieure le conduisirent à se convertir au catholicisme le 12 juin 1653. Silesius se retira durant trois années dans la solitude où il rédigea un recueil d'aphorismes et de distiques, intitulé "Le pélerin chérubinique", qui témoignait, dans un style lapidaire, taillé comme un diamant, de la profondeur de sa vie spirituelle. Nul doute qu'il attint alors les sommets de la perspective unitive et connut enfin, au terme de l'harassante épreuve apophatique, le visage de Celui qui jamais ne naît.
Son ouvrage parut en 1657 alors qu'il était médecin à la Cour Impériale de Ferdinand III. Le 29 mai 1661 il fut ordonné prêtre, et après la mort de son protecteur Sebastien von Rostock, se retira dans la maison des Frères Portecroix où il mourrut le 9 juilllet 1677.

  Ste Véronique Giuliani (+1727)

icône contemporaine

Originaire des Marches en Italie, elle jouissait de la familiarité de Notre Seigneur dès l'âge de cinq ans. Apprenant qu'un potier de son voisinage avait une mauvaise conduite, elle alla lui casser les pots de sa boutique avec un bâton. Réaction d'une enfant qui aimait tant Dieu qu'elle voulait que tous lui donnent un même amour. A dix-sept ans, elle entra chez les clarisses où elle fut patiente et miséricordieuse comme abbesse, autant elle avait été intransigeante et violente dans son jeune âge. Durant les trente dernières années de sa vie, à partir du Vendredi Saint 1697, elle porta sur elle les stigmates de la passion du Christ, ce qui lui valut de multiples visites des enquêteurs méfiants du Saint-Office du Siège Apostolique.

  les Saintes Martyres d'Orange (+1794)

icône contemporaine

Durant les troubles de la Révolution, vingt-neuf religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues treize autres religieuses. Elles s'organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l'actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d'aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d'entre elles furent exécutées (seize ursulines, treize sacramentines, deux cisterciennes et une bénédictine).

  St Augustin Zhao Rong (et ses compagnons) (+ 1815)

Soldat, il accompagnait à Pekin un prisonnier, Jean-Gabriel Taurin Dufresse, et fut converti par son comportement et sa foi. Revenu chez lui, il se fit baptiser et devint prêtre. Il évangélisa la province du Si-Chuan, jusqu'au jour où il fut lui-même arrêté. Malade, il mourut d'épuisement dans sa prison.


La jeune Anna Wang, âgée de quatorze ans, résista aux menaces du bourreau qui la sommait d'apostasier, et, se préparant à être décapité, le visage lumineux, déclara : « La porte du Ciel est ouverte à tous » et murmura trois fois de suite le nom de Jésus. A ceux qui venait de lui couper le bras droit et qui se préparent à l'écorcher vif, Chi Zhuzi, âgé de 18 ans, cria avec courage: « Chaque morceau de ma chair, chaque goutte de mon sang vous répéteront que je suis chrétien ».

  André Chouraqui (1917-2007)

Nathan André Chouraqui naquit en Algérie de parents qui descendaient tous deux de familles juives espagnoles qui comptaient, dès le XVIe siècle, des juges, des théologiens, des rabbins, des poètes, des savants, qui avaient contribué au rayonnement du judaïsme nord-africain. Ses études de Droit le conduisirent à Paris en 1935, où il entama également des études rabbiniques. Pendant la guerre il participa activement à la Résistance dans un maquis du Centre de la France. Avocat, puis juge, il fut promu en 1948, Docteur en Droit international public à l’Université de Paris. Installé à Jérusalem dès 1958, il devint le conseiller de David Ben Gourion pour les problèmes d’intégration des juifs originaires des pays musulmans et pour les relations inter- communautaires. Il assuma le rôle de porte-parole de la culture française en Israël et fut un ambassadeur d'Israël et de la paix à travers le monde. Présent à Rome en septembre 1965 lors de la déclaration Nostra Aetate, André Chouraqui y rencontra le Cardinal Daniélou. De cette rencontre naîtra le projet de fonder un mouvement qui réunira les trois religions abrahamiques. Ce projet agréé et mis en oeuvre avec la collaboration de Hamza Boubakeur, Recteur de la Mosquée de Paris, du Père Michel Riquet et de l’écrivain Jacques Nantet donnera lieu à une fondation : la "Fraternité d'Abraham". En qualité de membre du Comité exécutif du Congrès Mondial des Religions pour la Paix, En plus de ses livres, il rédigea des centaines d’articles dans la presse mondiale, donné de nombreuses conférences, écrit plusieurs livres sur les problèmes politiques et spirituels soulevés par la résurrection de l’Etat d’Israël. Universelle dans son essence, son œuvre s’étend à divers domaines, tels que la poésie et le théâtre, la philosophie et la fiction, l’histoire et la sociologie, le droit, et plus particulièrement la traduction et l’exégèse de l’Ancien et du Nouveau Testament et du Coran. Ainsi, parti d’Algérie et de France, a-t-il fait de sa route, un lieu de convergence des peuples et de leurs spiritualités. Fidèle à ses racines hébraïques ainsi qu’à ses origines françaises et judéo-arabes, André Chouraqui appartient à cette catégorie d’écrivains, dont la pensée a, par son essence, un rayonnement universel.

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