17 juin

(6 références)

 

 

St Sabel et ses frères (+510)

Sabel, Manuel et Ismaël étaient trois frères d'une noble famille perse. Instruits par leur mère de la doctrine chrétienne et confiés à un prêtre, Eunoikos, pour leur éducation, ils menaient une vie pieuse. Ils n'en étaient pas moins honorés à la cour du roi Batanus. Julien les invita à se joindre à lui et à sa cour, pour aller assister, près de Chalcédoine, à des fêtes somptueuses, au cours desquelles devaient être offerts des sacrifices aux dieux. Tous prirent part au sacrifice, exceptés les trois jeunes perses qui, se détournant avec mépris de cette démonstration d'impiété, s'étaient retirés dans un coin, pour prier Dieu avec larmes d'accorder la lumière de Sa connaissance à ceux qui gisaient dans les ténèbres. On les conduisit alors à l'extérieur de la ville et ils furent exécutés.

  St Nectan (468-510)

Nectan naquit en 468. Il était l'aîné des vingt-quatre enfants du roi Brychan de Brecon venu d'Irlande et installé au Pays de Galles. Ce saint roi et sa sainte progéniture partiront à l'évangélisation de la Grande-Bretagne. Très jeune, il décida de devenir moine en entendant l'histoire de St Antoine dans le désert égyptien. Il vécut en solitaire à Stoke, en Forêt de Hartland dans le Comté de Devon. Son frère et ses sœurs le visitaient une fois par an dans l'après Noël. En 510, le berger Huddon ayant égaré ses truies reproductrices d'une grande valeur dans la forêt, arriva à l'ermitage du saint. Celui-ci devinant sa quête, lui indiqua l'emplacement où les animaux s'étaient réfugiés. Pour le récompenser Huddon lui donna deux vaches. Quelques semaines plus tard, deux passants volèrent les vaches du saint. S'en apercevant et connaissant sa forêt, le saint poursuivit les larrons et les interpella. Pour toute réponse, les brigands, d'un coup de glaive, décapitèrent Nectan. On raconte que se sentant fatigué, St Nectan ramassa sa tête, rentra chez lui pour s'effondrer sur la margelle de son puits. Aujourd'hui encore, on peut voir les traces de son sang sur la pierre. Des digitales y repoussent depuis régulièrement.

  St Hervé (VIe siècle)

icône contemporaine

Il avait eu, dit-on, pour père le barde Hyvernion, expulsé de son pays par les Saxons, et pour mère la belle et pure Rivanone. Aveugle de naissance, sa mère lui chantait des chansons, et il grandit ainsi en cultivant un grand amour pour la musique et la poésie. Plus tard Hervé s’installa chez son oncle, qui était à la tête d'une petite communauté monastique à Plouvien. On raconte qu’un jour qu'il travaillait aux champs, un loup arriva et dévora l’âne qui tirait la charrue. Guirano, son jeune assistant, cria pour l’avertir du danger, mais il pria et apprivoisa le loup, qui non seulement accepta de terminer le travail de labour, mais resta désormais auprès de lui. Etant parti, il mena une vie de pélerin accompagné de Guirano et de son loup. Il se fixa finalement à Lanhouarneau (Herwan ou Hervé en breton), où il se consacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu'il y fonda. Il est le saint patron des personnes souffrant de problèmes oculaires et est généralement représenté en compagnie de son loup et de Guirano, son jeune guide. Il brille parmi les saints bretons les plus populaires, et est une figure centrale des ballades et du folklore.

Ste Aline (+640)

icône :contemporaine

Aline était la fille du châtelain de Dilbeek. Son païen de père, un jour qu’il chassait sur les bords de la Senne, arriva à Forest où il rencontra un ermite qui lui parla du christianisme. Rentré chez lui, il raconta son aventure aux membres de sa famille. Sa fille Aline se sentait attirée par cette nouvelle foi chrétienne. Elle se rendit auprès de l’ermite, et après instruction dans la foi reçut le baptême. Elle assistait aux offices religieux. Son père, furieux le lui interdisit. ayant pas tenu compte de cet ordre, un jour où elle se rendait à l’oratoire, elle fut arrêtée par les gardes de son père. Tentant de se libérer de leurs mains, ils en arrivèrent à la tuer.

 

St Rainier (+1160)

Joueur de lyre, il sacrifia ses talents artistiques pour l'amour de Dieu. C'était en effet un troubadour renommé qui allait de châteaux en châteaux, chantant ses chansons accompagné de sa viole. Il en profitait pour y passer quelques nuits de péché, car les occasions ne manquaient pas. Mais un jour, il rencontra un saint moine de qui il reçut la lumière sur sa vie et lui rendit la grâce de Dieu. Il jeta sa viole au feu, s'en fut marchant pour pèleriner aux Lieux Saints. Faute d'argent, il s'engagea comme rameur sur une galère, ramant, mangeant avec les galériens, priant aussi avec eux et les amusant par sa bonne humeur au point qu'ils trouvèrent la traversée trop courte. Revenu à Pise, il entra au monastère de Saint-Guy pour le reste de sa vie, bienfaiteur de ses concitoyens par sa joie. Les consuls de la ville le portèrent eux-mêmes en terre. Il est également très vénéré en Provence en raison des liens de cette région de France à la ville de Pise.

Bx Marie-Joseph Cassant (1878-1903)

icône contemporaine

Joseph naquit à Casseneuil (diocèse d'Agen). À l'âge de quatorze ans, il ressentit sa vocation religieuse et souhaita devenir prêtre. Une mémoire déficiente l'empechait de poursuivre des études et d'entrer au petit séminaire. Le curé de sa paroisse lui conseilla de frapper à la Trappe, tout en ayant des doutes à cause de sa faible constitution. Joseph, après une première visite à l'abbaye de Sainte-Marie du Désert au diocèse de Toulouse, y fut admis le 5 décembre 1894. Il avait juste seize ans. Au noviciat, il reçut le nom de Marie-Joseph, et fut placé sous la direction du p. André Malet, futur abbé, qui allait lui être d'une grande aide. Il était très apprécié de ses frères : « Il était toujours content, c’est ce qui faisait la beauté de sa physionomie. Tout le monde l’aimait et l’estimait. Il souriait toujours. », il prononça ses vœux solennels en 1900. Toutefois, ses études en vue du sacerdoce qu'il désirait toujours lui étaient pénibles. Il se heurtait à la dureté de son professeur de théologie qui se moquait ouvertement de son manque de mémoire et de ses difficultés d'apprentissage. Sa volonté, soutenue par sa foi profonde et sa confiance inébranlable dans sa vocation, ne faiblit pourtant pas, aidée par le p. André auquel il obéissait fidèlement. Il réussit ses examens, et fut ordonné prêtre en 1902. Mais la maladie qui l'emportera commençait à le miner. Au lendemain de son ordination, il dut retourner dans sa famille pour se reposer. De retour au monastère, son état de santé empira. Après de longs mois de souffrance, le 17 juin 1903 au petit matin, après avoir communié, Père Marie-Joseph rejoignit pour toujours le Christ Jésus.

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