3 juin

(5 références)

 

 

  Ste Clothilde (+545)

icône contemporaine

Née à Lyon vers 473, alors que l’Empire romain d’Occident se dissolvait (475), Clotilde était la fille du roi des Burgondes, qui dominaient un vaste territoire du sud-ouest de la Gaule. C'était une période de grandes luttes entre royaumes et tribus franco-germaniques, dans le vide laissé par la désintégration impériale. La violence n’épargnait personne, même au sein d’une même famille : pères contre fils, frères contre frères. Ses parents furent tués par son oncle paternel, qui exila la jeune fille à Genève. C’est là qu’elle se convertit au christianisme et trouva équilibre intérieur et sagesse. Sa renomée parvint à Clovis, le roi des Francs, qui la demanda en mariage. Clotilde dut vivre avec un homme rude et impétueux, mais peu à peu, l’exemple et la patience prirent le dessus. Le roi accepta de faire baptiser ses enfants, puis se convertit lui-même, selon certains, après la victoire contre les Alamans en 496, au cours de laquelle, dans le moment le plus critique, il invoqua le Dieu de sa femme. Avec Clovis, presque tous ses sujets passèrent du paganisme au christianisme et la France devint « la fille aînée de l’Église ». Jusqu’à la fin de sa vie, qui se termina à l’ermitage de Tours, près du tombeau du vénéré évêque St Martin, Clotilde tenta d’étouffer les querelles furieuses entre ses enfants à la mort de Clovis. Elle ne réussit pas toujours, mais à sa mort – le 3 juin 545 – elle fut immédiatement proclamée sainte par acclamation.

 

St Liphard (VIème siècle)

icône contemporaine

Fils de Rigomert, prince ou roitelet de la ville du Mans, et proche parent de Clovis, Liphard était d'ascendance noble. Juge et gouverneur à Orléans, il quitta la vie mondaine à la quarantaine en 520, pour se faire ermite à Meung, dans les ruines d'un château détruit par les huns d'Attila. Marc, l'évêque d’Orléans, en visite à Cléry, le rencontra puis, après plusieurs saints colloques et entretiens, le consacra prêtre. À cinquante ans, avec St Urbice son disciple, il fonda le monastère de Meung-sur-Loire, dont il devient abbé. Les moines participèrent activement au défrichement et à la mise en valeur des marécages des Mauves (premiers moulins) et à la mise en plant de la culture de la vigne. Après sa mort vers 570, une ville nouvelle grandit peu à peu autour de son tombeau. L'ermitage devenu monastère et école réputée, se mua par la suite en chapitre de chanoines. L'oratoire bâti sur le tombeau du saint moine devint une collégiale.

On raconte qu'il y avait proche de sa solitude un furieux serpent ou dragon qui épouvantait tous les habitants des alentours, se traînant et roulant auprès d’une fontaine. Par sa prière et une baguette, St Liphard le tua.

St Kevin (+618)

icône contemporaine

St Kevin (Coemgen) était issu d'une famille de la noblesse du comté de Leinster, en Irlande. Jusqu’à l’âge de douze ans, il fut placé chez les moines, où il fut éduqué sous la responsabilité de St Pétroc de Cornouaille, et entreprit par la suite des études pour accéder à la prêtrise. Après avoir été ordonné, il se retira comme ermite pendant plus de sept ans dans une grotte à Glendalough, où il s’astrégnait à de grandes austérités et cohabitait en parfaite harmonie avec les animaux qui l’entouraient. Sa réputation de sainteté se répandit bientôt, attirant de nombreux disciples pour lesquels il fonda dans un site admirable, le célèbre monastère de Glendalough. Une fois assuré que le monastère était bien installé, il partit retrouver sa vie érémitique, mais revint tout de même à son monastère quatre ans plus tard, pour en être nommé abbé (498-618). St Kevin est le protecteur des merles et le patron de l’archevêché de Dublin.

St Charles Lwanga et ses compagnons (XIXème siècle)

icône contemporaine

L'Eglise ougandaise était toute jeune : à peine dix ans depuis que les Pères Blancs avaient évangélisé le pays, avec l'appui du roi. Mais le roi était mort et son successeur Mwanga était un homme sans moralité et tyrannique, et avait renvoyé les missionnaires de la religion étrangère. Or voici que certains de ses pages refusaient de se plier à ses désirs contre-nature sous prétexte que leur baptême leur faisait un devoir de rester purs. Le roi fit arrêter ceux de ses pages qui étaient chrétiens, catholiques et protestants mélés dans le même témoignage : une vingtaine, âgés de treize à trente ans, avec leur meneur Charles Lwanga. Ils furent longuement torturés, mais sans qu'on pût les forcer à renier leur baptême. Ils furent brûlés vifs, à petit feu, sur une colline afin qu'on puisse les voir de loin, pour l'exemple. Marchant à la mort Kisito (treize ans) demandait à son aîné, Charles Lwanga : « donne-moi la main : j’aurai moins peur ». Tous les deux ont été proclamés patrons de la jeunesse africaine. Un autre, arrivant au lieu du supplice, déclara : « C’est ici que nous verrons Jésus ! ». Un an plus tard, le nombre des baptisés et des catéchumènes avait plus que triplé, signe de la fécondité de leur martyre.

Bx Didace (Joseph Oddi) (1839-1919)

Pendant quarante ans, il parcourut les routes de Subiaco en demandant l'aumône. Analphabète, il surprenait cependant tout le monde par ses paroles, qui naissaient d'un cœur habitué au dialogue avec Dieu. Il passait des nuits en prière dans les églises des villages, et de cette communion permanente avec le Seigneur naissait la sagesse de la foi qui transparaissait dans ses discours. Le voir servir la messe et recevoir la communion équivalait à une prédication. Sa vie simple reflétait les merveilles que Dieu avait accomplies en lui.

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