25 mai

(5 références)

 

les Stes Maries de la mer et Ste Sara (1er siècle)

 

fresque de St Jean de Saint-Denis

Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels. Marie-Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude. Salomé était mère de Jacques le Majeur et de Jean. Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. Elles ont embarqué ensuite avec Lazare, Marie-Madeleine, Marthe et leurs amis sur le bateau qui les déposa en Camargue, dans un endroit désertique. Ils y dressèrent un pauvre autel de terre pour remercier le Seigneur de les avoir menés à bon port et là une source d'eau douce se mit à sourdre. Les Stes Marie-Jacobé et Marie-Salomé décidèrent alors de rester en cet endroit béni alors que les autres partirent évangéliser la région. A leur mort, elles furent inhumées près de la source, dans l'oratoire.
On raconte qu'une égyptienne, Sara, les servaient.
 

St Aldhelm (639-709)

icône contemporaine

St Aldhelm appartenait à la famille des rois du Wessex. Il s’installe d’abord comme ermite puis entre chez les moines de Malmesbury dont il deviendra l'abbé en 675. Il connaissait le grec, le latin et l'hébreu et sut attirer des savants d'autres pays. Il était aussi un poète et connaissait si bien la musique que l'on raconte qu'il pouvait jouer de n'importe quel instrument. Il fonda d'autres communautés religieuses dans la région et, ce faisant, fut à l'origine des progrès de l'éducation dans le Wessex. Il fut conseiller de Ina et sut gagner la considération du roi Alfred. Il effectuera un voyage à Rome où il rencontrera le Pape Serge Ier et agit comme médiateur dans le conflit opposant les églises celtiques et anglo-saxonnes. En 705, Aldhelm devint le premier évêque de Sherborne. Son bref épiscopat fut marqué du sceau de l'énergie et l'esprit d'entreprise. Le chemin avait été long, depuis la petite école dans la forêt et depuis les chansons sur le pont de Malmesbury. Mais il est toujours connu pour être un poète-prêcheur saxon, qui fut le premier à traduire les Psaumes dans la langue des Anglo-saxons et celui qui savait chanter les Écritures en faisant vibrer les cœurs des gens simples. Selon les mots du roi Alfred : « Aldhelm gagna les hommes aux choses sacrées en se faisant chanteur et en chantant des airs anglais sur un pont. »

St Bède le Vénérable (673-735)

icône contemporaine

On disait de lui :"C'est l'homme le plus savant de notre temps. Pourtant St Bède n'est jamais sorti de son monastère anglais." C'était un petit orphelin de Wearmouth dans le Northamberland quand, à sept ans, on le confie à St Benoît Biscop, abbé du monastère local. Le petit Bède trouve là sa vraie famille, la famille bénédictine. Quand il fut grand, l'abbé l'envoya fonder avec St Geolfrid l'abbaye soeur de Jarrow. Il y demeura toute sa vie, réalisant en sa personne le modèle du moine bénédictin, partageant son temps entre le travail manuel (on dit de lui qu'il exerçait l'office de boulanger), l'étude et la prière. Son oeuvre, qu'il appelle lui-même une compilation d'extraits des anciens (la bibliothèque de monastère était d'une richesse étonnante pour un nouveau monastère) est considérable : oeuvres exégétiques, historiques, liturgiques, poétiques. Il fut le premier historien de l'Angleterre, des origines à l'année 731, et nul historien de l'Europe ne peut s'en passer. Il introduisit la connaissance des Pères latins dans ce pays et fut le premier auteur à s'être servi de l'anglais dans ses écrits. Son oeuvre lui valut le surnom de vénérable. Sa mort fut humble et tranquille comme toute sa vie. La veille, il dictait encore, assis sur son lit, une traduction anglaise de l'évangile selon St Jean.

Ste Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)

icône contemporaine

Catherine, de son nom de baptême, était née en 1566 dans une famille célèbre de la noblesse florentine. Vivement touchée depuis l’enfance par la grandeur de l’amour de Dieu, elle entra à seize ans au carmel de Sainte-Marie des Anges, le plus pauvre de Florence. Elle tomba gravement malade et il fut décidé qu’elle prononcerait ses vœux le 27 mai 1584, même si elle était contrainte de garder le lit à cause de douleurs lancinantes. Depuis lors commença sa vie de « visionnaire ». Chaque fois qu’elle sera touchée par l’amour de Dieu, grâce à la lecture de l’Écriture ou à la participation aux sacrements, elle entrera dans des états de semi-conscience, durant lesquels elle dira aux personnes qui l’entourent les inépuisables richesses de la miséricorde divine. Marie-Madeleine qui désirait demeurer cachée accepta toutefois par obéissance que soient transcrits ses dialogues ainsi que les véritables mises en scène qui lui étaient habituelles quand elle racontait les visions qu’elle avait eues, comme pour impliquer ses compagnes dans ses extases d’amour. Quand ses visions ont cessé, elle connut des états de profonde souffrance et de tourment, mais elle ne cessa pas de proclamer, avec la simplicité qui marquait son existence, le primat de l’amour. Les dernières années de sa vie, elle fut encore maîtresse des novices et vice-prieure.

Gitta Mallasz (1907-1992)

"J’ai quitté mon corps, cet outil précieux qui m’a été donné pour accomplir ma tâche sur terre. Il a été trop usé par le temps. Je sais qu’un autre outil me sera donné, plus approprié pour une nouvelle tâche. Toi aussi tu as une tâche, une tâche unique. Il est bénéfique de bien l’accomplir aussi longtemps que ce rare don du Ciel – ton corps terrestre – est utilisable. Sinon tu as vécu en vain."

Margit Eugénie (Gitta) Mallasz est née dans une famille austro-hongoise. Son père était officier de l'armée hongroise et sa mère autrichienne. Adolescente, à Budapest, elle fréquente l’école des arts décoratifs, où elle se lie d’amitié avec Hanna Dallos. Très douée pour la natation, elle devient championne en dos crawlé à la fin des années 1920. Elle fait ainsi connaissance de Lili Strausz, professeur d’expression corporelle, qui pratique aussi le massage. Bientôt Gitta Mallasz reprend le dessin, renoue avec Hanna et travaille dans l’atelier que celle-ci dirige avec son mari Joseph Kreutzer. Ainsi naît un quatuor de jeunes gens, exigeants, en quête d’absolu et de spiritualité. La seconde guerre mondiale éclate. Hanna et Joseph louent une petite maison dans les environs de Budapest, réduisent leurs activités pour se consacrer à l’essentiel. Gitta et Lili les rejoignent. Un jour, alors que Gitta présente ses réflexions à Hanna, celle-ci avertit que ce n’est plus elle qui parle. Nous sommes le 25 juin 1943. Commence alors la grande aventure des "Dialogues avec l'ange" : dix sept mois d’un enseignement spirituel reçu et transmis par Hanna, qui s’achèvera dans un couvent transformé en atelier de confection militaire pour sauver une centaine de juives et que Gitta a accepté de diriger pour protéger ses amies. Mais en Hongrie en 1944, l’étau nazi se resserre. Joseph est déporté, le 3 juin, Hanna et Lili partiront le 2 décembre à Ravensbrück. Ils ne reviendront pas. Gitta se retrouve seule, désespérée, avec les petits cahiers de moleskine noire où sont transcrits les Dialogues. Après la terreur allemande, la tyrannie russe. Gitta Mallasz devient costumière et interprète du ballet National de Hongrie. En 1960, elle "choisit la liberté" et s'installe en France. Afin que sa famille ne soit pas persécutée, elle contracte un mariage blanc qui deviendra un mariage d’amour avec Laci Walder, un juif communiste, ancien des Brigades internationales. Avec son mari, Hélène Boyer et de nombreux amis, elle s’attelle alors à sa tâche: la traduction des Dialogues. La publication tarde. Mais en juin 1983 une invitation pour une conférence au C.G. Jung Institute de Zurich fait déclic : dès lors, Gitta Mallasz consacrera le reste de sa vie à commenter les "Dialogues avec l'ange". Elle vivra ses dernières années paisiblement, écrivant ses derniers livres, restituant dans la joie l’enseignement de l’ange.

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