6 août

(6 références)

 

  La Transfiguration

35 x 25cm, 2022

"Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène seuls, à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux et ses vêtements devinrent resplendissants, d’une telle blancheur qu’aucun foulon sur terre ne peut blanchir de la sorte. Élie leur apparut avec Moïse et ils s’entretenaient avec Jésus. Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : "Rabbi, il est heureux que nous soyons ici; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie." C’est qu’il ne savait que répondre, car ils étaient saisis de frayeur. Et une nuée survint qui les prit sous son ombre, et une voix partit de la nuée: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le." Soudain, regardant autour d’eux, ils ne virent plus personne, que Jésus seul avec eux." (Mc 9, 2-7)


"Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, laissant tes disciples contempler ta gloire autant qu'ils pouvaient le supporter: fais briller aussi sur nous , pécheurs, ton éternelle clarté, par les prières de la Mère de Dieu. Source de lumière, gloire à toi." (tropaire)

"Seigneur, dans la transfiguration de ton Christ, tu as confirmé par le témoignage de Moïse et d'Elie la vérité des mystères de la foi, et tu as annoncé notre merveilleuse adoption ; accorde-nous d'écouter la voix de ton Fils bien-aimé, afin de pouvoir un jour partager avec lui son héritage. Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles." (prière de la fête)

  Sts Just et Pasteur (+304)

Nous savons seulement de Just et Pasteur qu’ils étaient deux frères d’environ sept et neuf ans et qu’ils moururent égorgés après s’être présentés spontanément devant Daciano en professant leur condition de disciples du Christ. Ils souffrirent le martyre probablement à l’extérieur de la ville qui s’appelait alors Complutum et aujourd’hui Alcalá de Henares. Asturio, l’évêque de Tolède ne voulut pas quitter la ville de Complutum après la découverte des reliques. Ainsi Complutum devint siège épiscopal et Asturio son premier évêque. Il y bâtit en leur honneur la première basilique. Rapidement le culte se répandit dans toute la chrétienté, même au-delà des Pyrénées. Dès le quatrième siècle le diocèse nouvellement crée à Barcelone fût placé sous leur protection, témoignage clair de la considération envers la mort de ces intrépides innocents, et de la façon dont leur exemple encourageait à être fidèle et à montrer son amour au Christ en ne disant jamais «assez» à ses exigences.

  St Sixte, pape (+258)

icône contemporaine

Après l'intransigeance excessive de son prédécesseur, il donne l'image d'un pape conciliant, respectant les traditions des divers évêques et c'est ainsi qu'il sut renouer avec St Cyprien de Carthage et les Églises d'Asie qui baptisaient les hérétiques. Il fut élu au moment où reprenaient les persécutions après une paix de plusieurs années. Les évêques, les prêtres et les diacres devaient être exécutés immédiatement, après une simple vérification de leur identité. Il fut arrêté au cours d'une cérémonie clandestine qu'il célébrait dans un cimetière de la voie Appienne et immédiatement décapité, avec six de ses sept diacres. On laissa quelque temps au septième, St Laurent, afin qu'il puisse livrer les biens de l'Église, ce qu'il refusa. Il fut alors à son tour martyrisé par le feu.

 Sts Boris et Gleb (+1015) (CJ : 24 juillet)

icône russe

Vladimir, le prince de Kiev avait déjà deux fils, Sviatopolk et Iaroslav lorsqu'il épousa la princesse byzantine Anne. Le baptême de leurs sujets et du prince fut un des fruits de ce mariage. La naissance de Gleb, puis de Boris quelques années plus tard, en fut le second fruit. Vladimir avait désigné ces deux jeunes princes comme ses héritiers, ce qui ne fut pas du goût des deux autres, en particulier Sviatopolk qui entra en guerre contre ses deux demi-frères. Boris et Gleb refusèrent de se défendre pour ne pas verser le sang. Ils furent assassinés à l'âge de vingt et quinze ans. Leur autre demi-frère les vengea et, devenu prince de Kiev, promut leur culte. La piété russe s'attacha à la figure de ces deux jeunes princes et en fit les symboles de la souffrance innocente à l'image de l'immolation du Christ.

 Sts martyrs serbes de Prebilovci (1941) (CJ : 24 juillet)

icône contemporaine

Le massacre de Prebilovci fut une des atrocités et crimes de guerre commis au cours du génocide perpétré par les Oustachis croates contre les serbes pendant la Seconde Guerre mondiale en Croatie. Le 6 août 1941, les Oustachis tuèrent environ 600 femmes et enfants du village de Prebilovci, en Herzégovine, en les jetant dans la fosse de Golubinka, près de Šurmanci. Voici comment l’évêque catholique de Mostar, Alojzije Mišic, décrivit ce massacre et d’autres perpétrés par les Oustachis autour de la ville de Mostar, dans sa lettre à l’évêque Alojzije Stepinac, datée du 7 novembre 1941 : " Les gens étaient capturés comme des animaux. Massacrés, tués – jetés vivant dans l’abîme. Des femmes, mères avec enfants, jeune filles, hommes et femmes, étaient jetés dans les fosses ... Dans la ville de Ljubinje, dans une seule fosse, 700 chrétiens orthodoxes avaient été jetés. Depuis Mostar et Capljina, six wagons complets transportaient épouses, mères et filles de moins de dix ans jusqu’à la gare de Šurmanci, où elles étaient emmenées dans les collines, les mères vivantes avec enfants jetées de falaises abruptes. Tout le monde a été jeté en bas des falaises et tué. Dans la paroisse de Klepci, provenant des villages environnants, 3 700 chrétiens orthodoxes furent tués ... Je ne vais pas en dire plus. J’irais trop loin. Dans la ville de Mostar, des centaines furent attachés, emmenés hors de la ville et tués comme des animaux. Un clan entier de 78 personnes mourut dans la fosse Golubinka près du village de Šurmanci. Et après que tous y furent poussés, les Oustachis restèrent assis à boire et à célébrer. Seuls 170 villageois ont survécu. 45 ont survécu en s'échappant plus tard des puits, pour raconter l'horreur. 300 enfants et nourrissons furent massacrés rien que ce jour-là."

  Janusz Korczak (1878-1942)

« J’ai eu une vie difficile, juste le genre de vie que je voulais, difficile mais belle, riche et sublime »

Une enfance à Varsovie dans une famille juive bourgeoise et libérale, de belles études de médecine, la route de Henryk Goldszmit – alias Janusz Korczak – semblait toute tracée. Pédagogue passionné, pédiatre engagé, son talent littéraire, son indéfectible humanisme et son empathie à l’égard des laissés pour compte, l’exposaient à un destin singulier, puissant et douloureux. Des rencontres déterminantes lui firent découvrir les conditions de vie misérables de certains enfants de Varsovie et naître sa vocation d’éducateur visionnaire. En 1909, avec l’éducatrice Stefania Wilczynska, ils conçurent les plans et l’organisation d’un orphelinat pour les enfants juifs de Varsovie ; l’orphelinat de « Dom Sierot » au 92, rue Krochmalna. Ils y mirent en œuvre les principes éducatifs élaborés par Korczak et y instaurèrent une République des enfants avec son Parlement, son Journal et son Tribunal. Dix ans plus tard, Korczak fut à l’initiative de la création de « Notre Maison » ; un orphelinat pour les enfants ouvriers des quartiers les plus pauvres de Varsovie. Il partageait désormais son temps entre les deux orphelinats. En octobre 1940, les Nazis qui occupaient la Pologne, ordonnèrent la création du ghetto de Varsovie où furent transférés enfants et éducateurs de l’orphelinat de la rue Krochmalna. Malgré la faim, la peur, l’humiliation, Korczak parvint à maintenir la discipline et la créativité fondatrices de sa pédagogie et de sa vision du monde. Le 4 août 1942, refusant la vie sauve qui lui était proposée, Janusz Korczak embarqua dans le train qui déportait les enfants de son orphelinat au camp de Treblinka et mourut avec eux dans une chambre à gaz.
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