6 août

(4 références)

 

  La Transfiguration

30 x 22cm, 1998

"Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les emmène seuls, à l’écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux et ses vêtements devinrent resplendissants, d’une telle blancheur qu’aucun foulon sur terre ne peut blanchir de la sorte. Élie leur apparut avec Moïse et ils s’entretenaient avec Jésus. Alors Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : "Rabbi, il est heureux que nous soyons ici; faisons donc trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie." C’est qu’il ne savait que répondre, car ils étaient saisis de frayeur. Et une nuée survint qui les prit sous son ombre, et une voix partit de la nuée: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le." Soudain, regardant autour d’eux, ils ne virent plus personne, que Jésus seul avec eux." (Mc 9, 2-7)


"Tu t'es transfiguré sur la montagne, ô Christ notre Dieu, laissant tes disciples contempler ta gloire autant qu'ils le pouvaient : fais briller aussi sur les pécheurs que nous sommes ton éternelle clarté, par les prières de la Mère de Dieu. Source de lumière, gloire à toi." (tropaire)

"Seigneur, dans la transfiguration de ton Christ, tu as confirmé par le témoignage de Moïse et d'Elie la vérité des mystères de la foi, et tu as annoncé notre merveilleuse adoption ; accorde-nous d'écouter la voix de ton Fils bien-aimé, afin de pouvoir un jour partager avec lui son héritage. Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles." (prière de la fête)

  Sts Just et Pasteur (+304)

Nous savons seulement de Just et Pasteur qu’ils étaient deux frères d’environ sept et neuf ans et qu’ils moururent égorgés après s’être présentés spontanément devant Daciano en professant leur condition de disciples du Christ. Ils souffrirent le martyre probablement à l’extérieur de la ville qui s’appelait alors Complutum et aujourd’hui Alcalá de Henares. Asturio, l’évêque de Tolède n’a pas voulu quitter la ville de Complutum après la découverte des reliques. Ainsi Complutum devint siège épiscopal et Asturio le premier évêque. Il y bâtit en leur honneur la première basilique.
Rapidement le culte se répandit dans toute la chrétienté même au-delà des Pyrénées ; en fait dès le quatrième siècle le diocèse nouvellement crée à Barcelone fût placé sous leur protection, c’est un témoignage clair de la considération envers la mort de ces intrépides innocents, et de la façon dont leur exemple encourage à être fidèle et à montrer son amour au Christ en ne disant jamais «assez» à ses exigences.

  Janusz Korczak (1878-1942)

« J’ai eu une vie difficile, juste le genre de vie que je voulais, difficile mais belle, riche et sublime »

Une enfance à Varsovie dans une famille juive bourgeoise et libérale, de belles études de médecine, la route de Henryk Goldszmit – alias Janusz Korczak – semble toute tracée. Pédagogue passionné, pédiatre engagé, son talent littéraire, son indéfectible humanisme et son empathie à l’égard des laissés pour compte, l’exposent à un destin singulier, puissant et douloureux. Des rencontres déterminantes lui font découvrir les conditions de vie misérables de certains enfants de Varsovie et naître sa vocation d’éducateur visionnaire. En 1909, avec l’éducatrice Stefania Wilczynska, ils conçoivent les plans et l’organisation d’un orphelinat pour les enfants juifs de Varsovie ; l’orphelinat de « Dom Sierot » au 92, rue Krochmalna. Ils y mettent en œuvre les principes éducatifs élaborés par Korczak et y instaurent une République des enfants avec son Parlement, son Journal et son Tribunal. Dix ans plus tard, Korczak est à l’initiative de la création de « Notre Maison » ; un orphelinat pour les enfants ouvriers des quartiers les plus pauvres de Varsovie. Il partage désormais son temps entre les deux orphelinats. En octobre 1940, les Nazis qui occupent la Pologne, ordonnent la création du ghetto de Varsovie où sont transférés enfants et éducateurs de l’orphelinat de la rue Krochmalna. Malgré la faim, la peur, l’humiliation, Korczak parvient à maintenir la discipline et la créativité fondatrices de sa pédagogie et de sa vision du monde. Le 4 août 1942, refusant la vie sauve qui lui est proposée, Janusz Korczak embarque dans le train qui déporte les enfants de son orphelinat au camp de Treblinka et meurt avec eux dans une chambre à gaz.
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