7 août

(6 références)

 

  Ste Afra (+ 304)

fresque contemporaine

C'était une prostituée de grand luxe qui vivait en Bavière. Elle faisait payer très cher ses faveurs, aussi quand elle devint catéchumène, tout le monde en parla et elle fut sommée de sacrifier aux dieux pour reprendre ses relations perverses.
"Mes péchés sont assez nombreux pour que je n'y ajoute pas celui-là, dit-elle. Mon martyre me servira de baptême."
Ste Afre eu la tête tranchée selon certains, ou brûlée vive selon d’autres, à Augsbourg, cité des Vindéliciens, en 304.

  St Donat (+ 660)

Fils du Duc de Haute-Bourgogne, il naquit grâce aux prières de St Colomban qui le baptisa lui-même sous le nom de Donat (donné par Dieu, Donatus). St Donat entra rapidement au monastère de Luxeuil, dirigé par St Colomban. Après avoir reçu dans ce monastère une éducation brillante et solide avec une foule de jeunes nobles qui dans la suite s’illustrèrent comme lui l'épiscopat, St Donat y prit l'habit. On ne sait à quel âge il fut élevé au sacerdoce et évangélisa le peuple de l'Helvétie. Elevé sur le siège épiscopal de Besançon en 624, il participa en 625 au Concile de Reims composé de quarante et un Evêques dont onze métropolitains. Des vingt cinq Canons ce Concile, voici le dernier : "On n'élira pour Evêque d'une ville qu'une personne qui soit du pays et l'élection se fera par le suffrage de tout le peuple et de l'agrément des co-provinciaux." Il fonda dans sa ville épiscopale un monastère de moniales dédié à la Mère de Dieu appelé Jussa-Moutier, c'est à-dire monastère d'en bas parce que situé au pied de la montagne qui domine Besançon. A leurs prières, il composa pour elles une règle que nous avons encore et toujours citée avec éloge. Il dit lui-même qu'il s'est emparé de St Benoît, de St Césaire et de St Colomban et qu'il y résume comme la fleur de leurs pensées. Après avoir gouverné son Eglise environ trente deux ans, il rendit son âme à Dieu le 7 août vers 660.

  Ste impératrice Irène (+803)

mosaïque byzantine (Sainte-Sophie)

Epouse de l'empereur Léon IV, elle assura la régence de l'empire à la mort de son époux et elle favorisa alors le retour au culte des Saintes Icônes. Elle fit élire la patriarche saint Taraise et convoqua le septième concile oecuménique à Nicée. Elle s'attira l'affection de son peuple, par sa piété, par sa charité qui lui fit construire hospices et hôpitaux, mais aussi parce quelle allégea les charges fiscales des moins riches. A l'avénement de l'empereur Nicéphore Ier, elle se retira dans un monastère puis fut même exilée à Lesbos où elle rejoint le Christ qu'elle avait tant servi au travers des lourdes charges de l'empire.

 

  St Gaëtan de Thiene (+1547)

icône contemporaine

Contemporain de Martin Luther, il fut de ceux qui, au temps de la Réforme et bien avant le concile de Trente, travaillèrent à préserver l'Italie du protestantisme. Pendant 13 ans, il fut secrétaire au Vatican sous le pape Jules II et le pape Léon X. Ce qu'il y vit n'était guère conforme à l'Evangile et sa piété le portait alors à imiter encore davantage Notre-Seigneur. A la mort de sa mère, il renonça à sa charge et passa les six années suivantes à donner aux pauvres son héritage à Vicence, Venise ou Vérone, visitant les taudis, balayant dans les hôpitaux, soignant les incurables. Il fonda avec son ami Jean-Pierre Carafa, le futur pape Paul IV, un institut de prêtres qui mèneraient, comme lui, une vie pauvre et austère, les Théatins. Ils s'engageaient à ne pas mendier pour eux, à soigner les malades, à répandre l'usage des sacrements parmi les laïcs et à ramener le clergé à ses devoirs. Il mourut à Naples, étendu sur un lit de cendres. Le mode de vie de son Institut inspira les grands réformateurs du XVIème siècle.

  Ste Théodora de Sihla (XVIIème siècle)

icône contemporaine

Originaire de Moldavie, moniale puis ermite à Sihla au-dessus du monastère de Neamt en Moldavie, elle se retira dans la montagne quand les Turcs détruisirent son monastère. Pendant trente années, elle mena une vie monastique rigoureuse, ne prenant que deux heures de sommeil, ne mangeant que des herbes crues et sauvages. Son père spirituel venait de temps à autre lui apporter la Sainte Communion et lui donner des conseils. Après sa mort, elle resta seule. Peu à peu sans vêtements car ils étaient tombés en lambeaux, elle ignorait les intempéries. Un jour que deux moines, ayant appris son existence, venaient la rencontrer, elle dut les rassurer en disant qu'elle était bien une femme et non une apparition, leur demandant de lui jeter un manteau pour couvrir sa nudité. Puis elle les fit s'approcher. Elle leur demanda la Sainte Communion, qu'un prêtre lui apporta le lendemain et, dès qu'elle eut communié, elle remit son âme à Dieu. Son culte a été officiellement reconnu par l'Eglise roumaine en 1992.

  Rabindranath Tagore (1861-1941)

Dernier enfant d'une famille brahmane de Calcutta, il grandit dans l'ombre d'un père savant et réformateur religieux. Il prit part à la formidable émulation intellectuelle et socia- le que connut au 19ème siècle le Bengale, alors aux prises avec les influences moder- nistes d'essence occidentale. Eduqué dans les trois langues, sanscrit, bengali et anglais, il écrivit des poèmes très tôt, et traduisit lui- même en anglais certains de ses recueils. La publication de Gitanjali (L'Offrande Lyrique) en Europe et en Amérique du nord rendit Tagore célèbre, et il reçut le Prix Nobel de littérature en 1913. Sa soudaine renommée lui permit de faire de nombreux voyages sur les divers continents pour des conférences ou des visites d'amitiés au cours desquelles il prônait inlassablement la paix, la non-violence et l'unité entre les hommes. Ami de Gandhi, Tagore participa à sa façon à l'émergence de l'Inde comme nation. Il est l'auteur de nom- breux poèmes et chansons patriotiques dont deux sont devenus les hymnes nationaux de l'Inde et du Bangladesh.

"Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Chacun possède un trésor. Sois conscient et généreux de ton trésor et, en même temps, reste ouvert, attentif à recevoir le trésor des autres, disposé à apprendre et à te remettre en question. Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là. Pense que ta place que tu n'occupes pas pour ne pas déranger reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi ."

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