8 août

(4 références)

 

  St Myron de Crète (+ 350)

icône contemporaine

St Myron naquit à Aurakeia, près de Knossos, en Crète, d'une famille pieuse et craignant Dieu. Encore jeune, il se maria et vivait du travail de la terre. Poussé par sa charité, il distribuait en aumônes une grande part de ses récoltes, et en était si bien récompensé que plus il donnait, plus sa moisson était abondante. Sa compassion et sa miséricorde envers les pauvres dépassaient vraiment ce qu'on peut imaginer. Ainsi, on raconte qu'un jour le saint surprit dans sa grange une douzaine d'hommes qui étaient en train de lui voler son grain. Leur avidité était telle qu'ils avaient rempli leurs sacs à ras bords et n'étaient même plus capables de les soulever. Les ayant donc pris sur le fait, loin de les chasser ou de les battre, Myron aida chacun d'eux à charger son sac sur ses épaules, et il leur recommanda de ne révéler à personne ce qu'il venait de faire, afin de ne pas perdre la récompense de sa mansuétude. Ses vertus le rendirent digne du sacerdoce, et à la fin de la Grande Persécution de Dioclétien, il fut consacré évêque de Gortyne et archevêque de Crète. Dans cette charge, il montra non seulement une grande sagesse pastorale, mais vint de plus au secours de ses brebis spirituelles par de nombreux miracles, que la grâce divine accomplissait en réponse à sa prière. C'est ainsi qu'il arrêta le cours d'une rivière qui menaçait de déborder et, une fois rentré chez lui, il envoya quelques hommes plonger son bâton pastoral dans l'eau qui reprit son cours normal. St Myron passa de longues années à la tête de son Eglise, faisant abonder la miséricorde et la grâce autour de lui, à l'image de Dieu qui déverse sur tous ses bienfaits.
Il s'endormit en paix, âgé d'environ cent ans.

  St Liébault ou Léobald (+ 650)

Issu d'une riche et opulente famille, il se retira au couvent bénédictin de Saint-Aignan d'Orléans, dont il devint rapidement l'abbé. Plus tard, il alla donc trouver le roi de France, Clovis II, le priant de lui permettre de construire un monastère sur le territoire de Fleury (Loiret), et lui offrant en échange tous les biens qu'il avait hérités de ses parents. Le roi y consentit, et Liébault commença les travaux, qui, promptement terminés, donnèrent asile à un grand nombre de religieux. Il mit à leur tête l’illustre St Mommole. Ce dernier chargea plusieurs de ses moines de translater du Mont-Cassin en France les reliques de St Benoît et de Ste Scholastique, estimant qu’elles étaient exposées à de possibles profanations depuis la destruction du monastère par les Lombards. Le village prit alors le nom de Saint-Benoît sur-Loire.

  St Grégoire l'iconographe (XIe-XIIe siècle)

icône contemporaine, p. Grégoire Krug

Sans doute originaire de Constantinople, il travailla aux Grottes de Kiev avec St Alypius et St Nikon, à la fin du XIème siècle et au début du XIIème.

 

 

  St Dominique (1170-1221)

icône contemporaine

Le troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l'Université de Palencia en Espagne. La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres. Tout saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier. Devenu chanoine régulier d'Osma en Vieille-Castille, il accompagne son évêque Diègue en voyage et c'est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l'hérésie des cathares, une vieille idéologie sectaire qui enseigne le mépris de la vie charnelle et de son instrument de propagation : le mariage. Diègue et Dominique vont à Rome et obtiennent du pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions infectées et d'y prêcher l'Evangile par la parole et par l'exemple. La pauvreté évangélique et l'entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture. Saint Dominique s'appuie sur la prière du monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques "parfaites" cathares converties. Afin de poursuivre et étendre son oeuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté. Le pape Honorius III approuve en 1216 son oeuvre qui devient l'Ordre des Frères prêcheurs. Dès l'année suivante, ils les dispersent dans toute l'Europe afin d'y fonder des couvents. Il meurt d'épuisement à Bologne.

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