11 janvier

(4 références)

 

le Baptême du Seigneur

détail de N.D. du Rosaire (15 x15 cm), 2003

Par le Baptême, le Christ descend jusqu'au fond de notre condition humaine, en se faisant solidaire de son état de péché, lui qui est sans péché. Et c'est à cette occasion que s'est manifesté le Dieu Trinité : le Père a parlé, et l'Esprit est venu reposer sur le Fils.

 

"Dieu éternel et tout-puissant, quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l'Esprit Saint reposa sur lui, tu l'as désigné comme ton Fils bien-aimé. Accorde à tes enfants adoptifs, nés de l'eau et de l'Esprit, de se garder toujours dans ta sainte volonté."

  St Leucius de Brindisi (IIème siècle)

 

Il vécut au IIe siècle et fut le premier évêque de Brindisi. Il venait peut-être de l’Est, originaire d’Alexandrie en Égypte, et s’est installé dans le sud de l’Italie dans l’un des ports les plus importants de la Méditerranée. On raconte qu’il prêcha l’Évangile dans Pouilles pendant une sécheresse et, après la pluie, de nombreux païens se convertirent. Il fit construire l’église Sainte-Marie et Saint-Jean-Baptiste. Après les invasions lombardes, en 768, ses restes furent d’abord transportés à Trani puis à la capitale du duché, Bénévent. Son culte est répandu dans toute les Pouilles.

 

  St Théodose le Cénobiarque (424-529)

icône grecque contemporaine

 

Né en Cappadoce, il se fit moine en palestine. Son surnom de "Cénobiarque" lui est venu à cause de son rôle dans la diffusion de la vie cénobite (mode de vie communautaire des moines), dont il fut nommé responsable. Il fonda en effet un immense monastère qui a sa mort abritera plus de quatre cent moines. Ce monastère comportait trois hôpitaux et quatre églises, où les moines de chaque nation suivaient la liturgie chacun dans sa propre langue.

 

 Dom Lambert Beauduin (1873-1960)

Après son orrdination présbytérale à vingt six ans, on lui confia le souci pastoral des travailleurs. D’emblée, il se rendit compte de la nécessité d’une réforme effective de la liturgie catholique pour combler la distance qui s’était creusée depuis des siècles entre le culte de l’Église et la vie quotidienne des gens. En 1906 Beauduin décida de devenir moine dans l’abbaye bénédictine du Mont César. En peu d’années, il devint la référence principale du mouvement liturgique naissant, grâce à la création de revues et la rédaction de textes importants pour l’avenir des réformes. Ce fut par la liturgie que dom Lambert aborda l’œcuménisme, devenant un fidèle connaisseur des Églises d’Orient. A la demande de Pie XI, il donna vie au monastère de l’Union en 1925, qui sera transféré à Chevetogne en 1939, avec pour finalité la promotion de la pleine communion entre les Églises. Il entendait toutefois la recherche de l’union selon le fameux principe : «Les Églises unies à Rome, non pas absorbées par Rome ». Pour cette vision et pour d’autres positions évangéliques qu’il prit dans le domaine de la liturgie, il fut condamné par le tribunal ecclésiastique et contraint à un long exil dans l’abbaye française d’En Calcat. Il ne pourra réintégrer Chevetogne qu’en 1951. Malgré la condamnation ecclésiastique de ses positions en 1931, le pape Jean XXIII déclara, à la veille du renouveau conciliaire, que l’unique véritable méthode de travail dans le but de réunir les Églises était celle que dom Lambert avait pratiquée.

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