20 juillet

(7 références)

 

St Prophète Elie (IXème siècle av JC)

icône : 15 x 12 cm, (2000)

Le prophète Elie, de Tishbé en Galaad, défendit les droits de Dieu devant Achab, roi impie d'Israël. Il annonça la sécheresse pour prix des péchés du roi, et, sur l'ordre de Dieu, se cacha au torrent de Kérit dans la solitude, trois années durant. Là, il se tenait en présence de Yahvé, buvait au torrent et les corbeaux lui portaient sa nourriture. Epris de contemplation et brûlant de zèle, il combatit pour le culte du Dieu unique : "C'est Yahvé qui est Dieu !" affirma-t-il avec force devant le peuple, dans le défi qu'il porta aux prêtres de Baal sur le Mont-Carmel. Et Dieu envoya le feu consumer l'holocauste sur le bûcher mouillé. Il annonça la fin de la sécheresse et tandis qu'il était en prière, au sommet du Carmel, une petite nuée se lèva de la mer. Voici la pluie bienfaisante. Il fuit la colère de la reine Jézabel pour sauver sa vie. Fortifié par une nourriture mystérieuse, il marcha jusqu'à l'Horeb, la montagne de Dieu. Il y fut gratifié d'une haute expérience spirituelle. Sur la parole de Dieu, il retourna pour oindre Elisée comme prophète à sa place, et futt emporté au ciel peu après sur un char de feu.

  St Apollinaire de Ravenne (IIème)

mosaïque, Ravenne (VIe)

St Apollinaire, originaire d’Antioche, fut le premier à occuper la fonction épiscopale dans la ville impériale de Ravenne, peut-être commandée par l’apôtre St Pierre lui-même, dont il aurait été disciple. Il se consacra à l’évangélisation de l’Émilie-Romagne, pour finalement mourir martyr, comme le veut la tradition. Les basiliques de Saint-Apollinaire in Classe et Saint-Apollinare le Neuf sont des lieux privilégiés pour transmettre sa mémoire. Son culte, cependant, s’étendit rapidement au-delà des limites de la ville. Les papes Symmaque (498-514) et Honorius Ier (625-638) favorisèrent également sa diffusion à Rome, tandis que le roi franc Clovis lui dédia une église près de Dijon. St Apollinaire est considéré comme le saint patron de Ravenne ainsi que de toute la région d’Émilie-Romagne.

Ste Marguerite d'Antioche (IVe siècle?)

15 x 10 cm, 2001

Chassée de chez elle pour être devenue chrétienne, elle s'était faite bergère et gardait, ce jour-là, ses moutons près d'Antioche, quand vint à passer le gouverneur Olibrius. Celui-ci tomba aussitôt amoureux d'elle ; " Si elle est libre, je l'épouse, dit-il à son valet ; si elle ne l'est pas, je la veux pour concubine. " Il l'interrogea et elle lui apprit qu'elle était noble, qu'elle s'appelait Marguerite, et se déclara chrétienne. " Les deux premières choses te conviennent, fit-il ; tout est noble en toi, et il n'est pas de perle (margarita) au monde qui t'égale en beauté ; mais il est indigne de toi d'adorer un dieu honteusement crucifié. " Ce qu'elle lui dit à l'audience du lendemain l'irrita si fort qu'il lui fit trancher la tête. Une autre légende assure qu'avant d'avoir la tête tranchée, Marguerite fut attaquée par le diable déguisé en dragon, qui se jeta sur elle et l'avala toute crue. Mais avec une petite croix qu'elle portait toujours, elle lui ouvrit le ventre, en sortit, étrangla l'immonde bête au moyen de sa ceinture, et alla jeter sa charogne à la mer. De fait, nous ne savons rien de cette martyre qui fut si populaire en Europe depuis les croisades, et dont tant de reines, de saintes et de simples chrétiennes ont porté le nom. Nous ne la connaissons que par ce que Jeanne d'Arc a dit d'elle. Ste Marguerite fut en effet l'une des Voix qui lui parlèrent dès sa treizième année, la guidèrent tout au long de sa mission et l'aidèrent à monter sur le bûcher.

Ste marguerite est fêtée le 17 juillet par les Eglises d'Orient sous le nom de Ste Marina.

St Aurèle de Carthage (+ 430)

Il fut évêque de Carthage de 392 à 430. Pendant tout ce temps, il fut le chef véritable de l'Église d'Afrique qui comptait alors cinq cents évêques. Il la gouverna de manière exemplaire, aidé et conseillé par son grand ami St Augustin. St Aurèle dut réunir plus de trente conciles tant étaient nombreux et turbulents les évêques qui se laissaient aller à des déviances hérétiques. Il présidait le concile convoqué et St Augustin parlait et définissait la doctrine. Il lui demanda aussi d'écrire un traité à l'usage des monastères afin de contrer les moines qui trafiquaient les reliques des martyrs pour s'en faire de l'argent ou qui taxaient lourdement les fidèles qui venaient les vénérer.

St Wulmer (VIIe siècle)

Après la dissolution de son mariage en 642 par le roi Sigebert III, fils de Dagobert Ier, d'avec Osterhilda, épouse déjà promise à un autre selon les lois franques, il se retira au monastère d'Haumont comme domestique. Le père abbé, le voyant désireux d'apprendre, lui permit de se consacrer à l'étude. Il futt ordonné prêtre par l'évêque de Cambrai Aubert. Il quitta le monastère pour vivre en ermite à Eecke, en Flandre, dans le creux d'un chêne, pour évangéliser le pays. Puis, revenu dans sa région natale, dans les environs de Boulogne-sur-Mer, il fonda d'abord un monastère de femmes à Wierre-au-Bois qu'il confia à sa nièce, Bertane ou Heremberthe. Puis il établit une abbaye à Samer, qui donna son nom actuel à la commune, qui n'est qu'une contraction de St Wulmer.

Ste Ethelwitha (+903)

Ethelwitha était la fille d’Æthelred Mucel, un puissant Ealdorman des Gaini, et d’Eahburh, descendante de la noblesse mercienne. Cette origine illustre faisait d’elle une candidate idéale pour une alliance matrimoniale stratégique. Vers l’an 868, elle épousa St Alfred, alors prince de Wessex et futur souverain. Cette union marqua un lien crucial entre le Wessex et la Mercie, deux royaumes qui devaient affronter conjointement la menace des armées vikings. Durant le long règne d’Alfred, Ethelwitha joua un rôle de soutien constant. Elle donna naissance à plusieurs enfants, dont Édouard, qui succédera à son père sous le nom d’Édouard l’Ancien. Son influence s’exerçait principalement par le patronage et la gestion de la maison royale, opérant dans l’ombre mais avec une autorité incontestée. À la mort d’Alfred en 899, Ste Ethelwitha choisit un chemin de veuvage consacré. EElle fonda le monastère Sainte-Marie à Winchester, universellement connu sous le nom de Nunnaminster. Cette fondation n’était pas un simple acte de piété personnelle, mais un projet politique et spirituel d’envergure, destiné à devenir l’un des principaux centres d’apprentissage et d’art féminin en Angleterre. Ethelwitha vécut les dernières années de sa vie en étroite relation avec cette communauté. Elle fut enterrée à Winchester, laissant à son fils Edouard le soin de compléter et de doter correctement l’abbaye qu’elle avait fondée.

 St Bernward d'Hildesheim (+1022)

Enluminure, XIIe

Bernward était issu de la noblesse saxonne. Il passa son enfance auprès de son grand-père maternel, le comte palatin Adalbéron de Saxe, jusqu'à la mort de ce dernier. Il reçu d'abord une éducation très complète au séminaire d'Hildesheim. Dès 987 il faisait partie de la cour d'Otton II et de Théophano en tant que secrétaire et rédacteur des décrets impériaux. De 987 à 993 il exerça les fonctions de précepteur d'Otton III. en 993, l'archevêque de Mayence Willigis le consacra évêque d'Hildesheim. Amateur d'art, il ornera sa cathédrale de portes de bronze sculptées, et d'une abbaye consacrée à St Michel, que l'évêque concevait comme une représentation de la Jérusalem céleste et dont il voulait faire son mausolée. Il fit aussi enceindre le quartier de la cathédrale d'un rempart muni de douze tours (en partie conservé) comme un château fort et fit dresser plusieurs donjons à travers le pays pour le protéger des agressions des tribus slaves. Mais la vie spirituelle de son diocèse ainsi que la charité envers les pauvres lui tenaient à cœur.

Bernward consacra "son" abbaye, encore inachevée, le 29 septembre 1022, s'y fit moine le jour de la Saint-Martin (11 novembre) de la même année, et mourut le 20 novembre. Il fut inhumé dans la crypte de la chapelle du monastère.

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