22 mai

(5 références)

 

 

St Melchisédech

fresque contemporaine

Melchisédech ou Melki-Tsedeq ("Roi de Justice") est un énigmatique personnage biblique qui apparaît très brièvement dans l’histoire d’Abraham telle que la rapporte le livre de la Genèse, chapitre 14 versets 18 à 20. Le nom est symbolique (roi de justice) comme son titre de roi de Salem (Paix). Revenant d’une campagne victorieuse, Abraham rencontre ce mystérieux personnage dont on ne sait rien de plus : « Melchisédech, roi de Salem, apporta du pain et du vin ; il était prêtre du Dieu très haut. Il prononça cette bénédiction : « Béni soit Abraham par le Dieu très haut qui créa ciel et terre, et béni soit le Dieu Très Haut qui a livré tes ennemis entre tes mains ». Et Abraham lui donna la dîme de tout. »

Ste Julie (Vème siècle)

icône d'élève

Ste Julie était issue d'une famille noble de Carthage. Après la prise de la ville par les Vandales de Genséric en 439 et la soumission de la population, Julie fut vendue comme esclave à un commerçant syrien, Eusèbe. La jeune chrétienne se dévoua avec zèle à son maître et il l'embarqua avec lui lorsqu'il partit pour la Gaule. Il fit escale en Corse, près de Nonza, où l'on célébrait ce jour-là les dieux par le sacrifice d'un taureau. Eusèbe se joignit aux festivités mais Julie, pleine de réprobation pour une fête païenne, demeura sur le bateau. Lorsque le gouverneur local apprit qu'elle s'y trouvait, il enivra Eusèbe, qui refusait de la livrer. Lorsque le marchand fut endormi, il fit enlever la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux. Julie fut condamnée à mort pour son refus et surtout pour sa réponse hardie. Elle fut frappée au visage jusqu'au sang, traînée par les cheveux, fouettée puis crucifiée. La légende veut qu'une colombe s'échappa de sa bouche, symbole d'innocence et de sainteté. Des religieux de l'île de Gorgone vinrent chercher son corps et le placèrent à l'abri dans leur monastère. Plus tard, ses restes furent transportés à Brescia et ouvrirent un culte à Ste Julie dans le Nord de l'Italie. Elle est la sainte patronne de la Corse.

Ste Quitterie (Vème siècle)

icône contemporaine

Ste Quitterie est honorée tout spécialement à Aire-sur-Adour, où un monastère lui est dédié en 1093. St Grégoire de Tours parle d'elle. Princesse wisigothe catholique, fille d'un prince de Galice en Espagne, elle avait été baptisée à l'insu de ses parents. En secret aussi, elle avait fait vœu de virginité. À treize ans, ne voulant pas épouser un prince non chrétien, elle s'enfuit de chez elle. Elle reçoit, le 22 mai 478, le martyre que réserve aux Catholiques le puissant roi goth Euric, à Aire-sur-l’Adour. Elle est bien connue tout au long des chemins de St Jacques, qui propagèrent son renom et son prénom, de l'Angleterre à l'Espagne.

 

St Jean Vladimir (+1016)

icône contemporaine

Devenu roi de Dalmatie par la mort de son père, le jeune Jean-Vladimir se vit déclarer la guerre par le tsar de Bulgarie, Samuel, qui désirait s'emparer de ce petit royaume pour agrandir le sien. St Jean perdit la guerre et fut emmené prisonnier en pays bulgare. Chaque semaine, il recevait dans sa prison la fille de Samuel qui, pour suivre l'Evangile, venait laver les pieds des captifs. La princesse ne tarda pas à s'éprendre du vertueux et charmant roi déchu. Elle voulut l'épouser et son père consentit au mariage, rendit la Dalmatie à son gendre et les deux jeunes époux y coulèrent quelques années de bonheur. Lorsque le tsar Samuel mourut, un aventurier bogomile assassina son successeur, prit le trône et voulut s'emparer de la Dalmatie. Sous couleur d'entente à nouer, il invita St Jean à sa cour et comme celui-ci sortait de la chapelle où il avait longuement prié, il le fit massacrer par des sicaires. St Jean devint très populaire dans les Balkans. Des chansons de geste célébrèrent ses mérites et ses malheurs. L'Eglise bulgare le mit au nombre des martyrs.

Ste Rita (1381-1457)

travail d'élève

Le culte de Ste Rita est mieux attesté que sa vie. On peut cependant en reconstituer les grandes lignes. Née dans un petit village italien, elle fut l'enfant inespérée de la vieillesse. Toute jeune, elle veut se consacrer à Dieu contrairement au projet de ses parents. Elle se laisse marier à Fernandino, un homme violent dont elle a deux fils. Elle est une épouse et une mère sans reproche. Mais les querelles de clans sont féroces dans l'Italie du XVème s. Fernandino est assassiné après dix huit ans de vie conjugale pendant lesquelles la douceur de Rita ont peu à peu converti à la paix et à la charité le mari brutal. C'est un déchirement pour Rita, mais plus encore lorsqu'elle voit que ses deux fils, pour venger leur père, sont prêts à assassiner à leur tour. Rita supplie Dieu de les rappeler à lui plutôt que de les laisser devenir assassins. Dieu exauça sa prière. Demeurée seule, Ste Rita s'emploie à réconcilier les clans ennemis, pardonnant aux assassins, avant d'entrer chez les Augustines de Cascia. Elle y vivra une vie mystique intense et recevra les stigmates de la Passion du Christ. A sa mort, les miracles se multiplient sur son tombeau, faisant naître un culte populaire qui se répand rapidement. Ste Rita a reçu le titre de "sainte des causes désespérées."

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