28 mai

(5 références)

 

 

St Germain de Paris (496-576)

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Nous connaissons la vie de St Germain par son ami St Venance Fortunat, poète latin. Germain voit le jour près d'Autun. On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut. Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale. C'est là que l'évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un prêtre : il y a tant à faire dans ce pays des Francs si peu évangélisés. On le voit un temps, abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les moines ne sont pas enchantés de cet abbé qui donne leur pain aux pauvres. Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de Ste Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui. Voilà Germain évêque de Paris. Il s'y illustre par une série de guérisons miraculeuses, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves. Il fonde aussi l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain des Prés. Et son action en faveur des parisiens ne s'arrêta pas avec sa mort.

St Guilhem de Gellone (+812)

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Duc d'Aquitaine et membre de l'entourage de Charlemagne, il se montra un excellent chevalier chrétien pendant la guerre contre les sarrasins. Il construisit un monastère à Gellone (diocèse de Lodève) et demanda des moines à Aniane. Il y vécut une vie humble, cachée et avec une grande piété qui contrastait avec les honneurs et les plus hautes charges dont il avait été investi en tant qu'un des plus illustres homme de guerre de son temps, et membre de la famille impériale. Après sa mort le 28 mai 812, le couvent reçut le nom de Saint-Guilhem-du-Désert.

St André Fol en Christ (IXème?)

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Esclave d'origine scythe, il vivait à Constantinople au service d'un dignitaire de la cour impériale. Après diverses péripéties, simulant la folie, son maître lui rendit la liberté. Il vécut ainsi, habillé d'un simple paillasson, buvant l'eau des flaques de la rue, appliquant à la lettre la parole de St Paul : " Nous sommes fous à cause de Christ. " (1 Cor. 4.10) Il supportait les jeux cruels des garnements et les vexations brutales des passants, jusqu'au jour de son décès. Les habitants du quartier découvrirent alors sa sainteté par les miracles qui entourèrent et suivirent sa mort.

 

Bse Margaret Pole (+812)

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Née Margaret Plantagenet, nièce d'Edouard IV et de Richard III, elle épousa Richard Pole vers 1491 et eut cinq enfants dont le Cardinal Réginald Pole. Veuve, nommée comtesse de Salisbury et gouvernante de la princesse Marie, fille d'Henri VIII et de la reine Catherine d'Aragon, elle s'opposa au mariage du roi avec Anne Boleyn et fut exilée de la cour par Henri bien qu'il l'appelât la "plus sainte femme de l'Angleterre". Quand son fils le cardinal Réginald refusa l'acte de suprématie, Margaret fut emprisonnée dans la tour de Londres pendant deux ans et décapitée le 28 mai 1541. En 1538, deux de ses autres fils avaient été exécutés. Elle ne fut jamais jugée légalement, elle avait près de soixante dix ans quand elle fut martyrisée.

Bse Maria Costanza Panas (1896-1963)

Agnese Pacifica Panas naquit à Alano di Piave dans la province de Belluno. Elle devint enseignante et menait une vie frivole jusqu'à la rencontre de celui qui devint son père spirituel, le p. Louis Fritz. Elle fit alors « vœu de plume » pour réparer ses écrits profanes antérieurs. Passant outre la volonté de ses parents, elle entra au monastère des Clarisses capucines de Fabriano où elle prit l'habit en avril 1918, sous le nom de sœur Maria Costanza. Elle y devint maîtresse des novices en 1927, puis abbesse en juin 1936. Elle accueillit alors de nombreux retraitants dans son monastère, notamment des prêtres, dont quelques-uns devinrent ses fils spirituels. Elle montrait une particulière qualité d'écoute, partageant sa sérénité et donnant des conseils appréciés. Elle entretint une large correspondance, avec finesse et affabilité. Elle continua d'écrire de nombreux ouvrages, surtout sur la vie contemplative. Elle fut aussi poétesse et artiste peintre. Malade pendant huit ans, elle passa les trois dernières années de sa vie alitée. Elle fut cependant élue au conseil fédéral des Clarisses capucines d'Italie centrale. Bien qu’il ne l’ait jamais rencontrée, le Père Pio la décrivait comme une « créature bien-aimée de Dieu » dont la sainteté « brillerait comme une étoile ».

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