29 mai

(5 références)

 

St Maximin de Trèves (+347)

icône contemporaine

Fils d’une illustre famille de Mouterre-Silly, dans la Vienne, il est le frère de St Maixent de Poitiers. Encore jeune, il décide de se rendre à Trèves, alors capitale de l'empire d'Occident, pour y compléter ses études sous la direction de St Agrice Celui-ci le prend ensuite à son service comme clerc, et le choisit pour lui succéder comme évêque (vers 333). Au cours de son épiscopat, il accueille St Athanase et St Paul dans leur exil et il combat vivement l’arianisme. Il est l’auteur de plusieurs écrits, dont malheureusement aucun ne subsiste. St Jérôme, dans sa Chronique parlait de St Maximin comme de "l’un des plus courageux évêques de son temps".

Ste Théodosie (VIIIème siècle)

icône contemporaine

Ste Théodosie naquit suite aux prières de sa mère à la sainte martyre Anastasia, qui lui était apparue et lui avait dit qu'elle aurait un enfant. Ses parents la dédièrent à Dieu et dès son jeune âge, la présentèrent à un couvent. Après la mort de ses parents, Théodosie hérita de grands biens, et avec cet argent, elle commanda trois icônes à un orfèvre : le Sauveur, la Mère de Dieu, et Ste Anastasia. Elle distribua le restant aux pauvres. Elle souffrit le martyre en 730 durant le règne de l'empereur Léon l'Isaurien, l'iconoclaste.

 

 Bx Joachim de Flore (+ 1202)

Joachim naquit à Celico, en Calabre, vers 1130. À trente ans environ, il quitta sa profession pour se rendre en Terre Sainte, où il se mit à approfondir ce goût des Écritures qu’il n’abandonna plus jamais. De retour dans sa patrie, après un temps passé en ermitage, il entra chez les cisterciens de Corazzo, où il devint abbé en 1177. Mais bien vite, Joachim se convainquit du fait que le monachisme traditionnel n’était plus en mesure de faire face à la crise que traversait alors la société civile autant que le monde ecclésiastique. C’est la raison qui le poussa à créer, avec quelques compagnons et la protection des empereurs normands de Sicile, un Ordre nouveau, dépendant du monastère de San Giovanni in Fiore. Attaqué par les cisterciens, qui se sentaient trahis par leur abbé calabrais, mais défendu par des papes et des empereurs, Joachim mourut dans l’ermitage où il avait décidé de vivre ses derniers jours : il laissait un trésor inestimable et particulièrement original de commentaires bibliques. Témoin d’une radicale pauvreté évangélique, prédicateur d’une Église humble et « servante du Seigneur » au milieu de la violence des Croisades, Joachim entra dans l’histoire pour sa théologie animée d’un grand souffle trinitaire, et surtout pour ses prophéties sur l’imminence de « l’époque de l’Esprit », qui inspireront bien des mouvements de réforme religieuse au XIII ème siècle.

 Ste Bonne de Pise (+ 1207)

Originaire de la ville de Pise, Bonne est témoin dès son plus jeune âge de nombreux épisodes d’extase. À dix ans, elle devient tertiaire Augustinienne, et quatre ans plus tard elle effectue un pèlerinage en Terre Sainte où elle rend visite à son père qui est engagé dans une Croisade. Au cours du voyage de retour, elle est capturée par des pirates islamistes et doit son salut à d’autres chrétiens pisans qui parviennent à la libérer. Peu de temps après son retour, elle organise un autre pèlerinage, à Saint-Jacques de Compostelle cette fois. À partir de ce moment, elle devient guide officielle de ce célèbre pèlerinage (sous le patronage des Chevaliers de Saint-Jacques) qu’elle effectue à neuf reprises (+ 1207) En 1963, le Pape Jean XXIII a proclamé Ste Bonne patronne des hôtesses de l’air, des agents de bord, des messagers, des guides, des pèlerins et des voyageurs en général.

St Jean d'Oustioug (+1494)

icône russe (détail)

Après la mort de son père, sa mère devint moniale puis higoumène au monastère d'Ostioug . Elle essaya de calmer son jeune garçon qui voulait mener l'ascèse extrême de la folie. Elle dut y renoncer, l'abandonnant à la volonté de Dieu. Jean se faisait passer pour fou durant la journée par diverses excentricités dont celle d'être à moitié nu hiver comme été et de vivre sur un tas de fumier. Mais le soir et la nuit, il priait calmement devant la cathédrale d'Oustioug. A l'âge de dix-huit, il quitta la folie des hommes et rejoignit l'éternelle Sagesse de Dieu.

 

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