4 mars

(5 références)

 

St Gérasime (+ v. 475)

icône russe contemporaine

Il fut tout d'abord moine en Asie Mineure puis s'en alla sur les rives du Jourdain, dans le désert de Jéricho. Là il fonda un monastère qui alliait la vie en communauté pour les débutants et une laure pour les plus avancés. Ces derniers vivaient toute la semaine dans leurs cellules, se nourrissant de pain et de dattes, tressant des palmes pour vivre. Le dimanche, ils rejoignaient la communauté pour l'office et le repas. On raconte qu'un jour Gérasime rencontra un lion du désert, affligé d'un roseau dans la patte. Le bon moine retira le roseau et pansa la plaie. Durant cinq années, le lion se fera le disciple de Gérasime le suivant comme un chien fidèle. Quand les moines perdirent leur âne emmené par des pirates, ce fut le lion qui accomplit les labeurs. A la mort de St Gérasime, il se laissa mourir sur sa tombe.

St Casimir (1458-1484)

 

icône contemporaine

Deuxième des treize enfants du Grand-Duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand. Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. Il est le patron de la Lituanie et de la Pologne.

 

v. Teresa Enríquez de Alvarado (1450-1529)

De noble ascendance, le roi Alphonse XI le Justicier est son ancêtre, Teresa Enriquez Alvarado de Cardenas considère plus noble encore de mener à la cour puis dans le monde, après le décès de son époux le grand commandeur Gutierre de Cardenas, une vie chrétienne irréprochable et pauvre, à l'image du séraphique François d'Assise, et de venir en aide, à la mesure de ses moyens qui sont immenses, à tous les nécessiteux quelle que soit l'origine de leurs maux : la pauvreté, la maladie, la famine, la délinquance, l'ignorance, surtout spirituelle, la captivité en terre musulmane, les conséquences de la guerre. C'est dans un culte extraordinaire au Très-Saint-Sacrement de l'autel qu'elle puise cet amour de Dieu et du prochain qui la pousse sans relâche à réaliser d'innombrables œuvres de miséricorde tant spirituelle que matérielle. Rien ne lui paraît trop beau non plus pour développer ce culte et l'embellir, par la fondation de confréries et de monastères, l'entretien des tabernacles dans les églises pauvres, au point de se voir qualifiée par le pape Jules II de « La Folle du Saint-Sacrement ».

Ste Anne de Jésus (1545-1621)

portrait

Anne de Lobera naît le 25 novembre 1545 à Medina del Campo en Espagne. Elle prend l’habit des carmélites déchaussées à Avila en 1570. Son nom de « Anne de Jésus » est choisi par Ste Thérèse d’Avila elle-même. Elle fait profession dans les mains de Thérèse le 22 octobre 1571. Grande collaboratrice de cette dernière, elle devient, en 1575, prieure du carmel de Beas. En 1582, la Madre lui confie la fondation de Grenade. Assistée de St Jean de la Croix, elle fonde le carmel de Madrid en 1586. Ste Anne obtient, dès 1586, la publication des œuvres de Ste Thérèse. À sa demande, St Jean de la Croix écrit le commentaire du Cantique Spirituel. En 1604, elle quitte Salamanque pour établir, à Paris, le premier carmel français de la réforme thérésienne. Elle étend l’œuvre des fondations à Pontoise et à Dijon. En 1607, elle passe en Belgique où elle fonde les monastères de Bruxelles, de Louvain et de Mons. Anne de Jésus meurt au carmel de Bruxelles le 4 mars1621.

Bx Zoltan Ludvik Meszlènyi (1892-1951)

portrait

Zoltán naquit dans une famille de solide tradition catholique. Appelé au sacerdoce, il obtint un doctorat en philosophie et théologie ainsi qu’un baccalauréat en droit canonique à l’Université pontificale grégorienne. Le 28 octobre 1937, il fut ordonné évêque et nommé auxiliaire de l’archidiocèse d’Esztergom en Hongrie. Sa préparation et son zèle pastoral lui permirent une activité pastorale et culturelle considérable. Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, le régime communiste hongrois commença à persécuter l’Église catholique. Le primat, l’archevêque Jozsef Mindszenty, fut arrêté. En 1950, contrairement à la volonté du gouvernement, les chanoines de la cathédrale d’Esztergom-Budapest élurent Mgr Zlotan Meszlènyi comme nouveau vicaire capitulaire, reconnaissant sa droiture et sa fermeté. Bien qu’il fût conscient des risques, il accepta la nomination rapidement et volontiers. La répression du régime ne tarda pas à arriver. Dix jours plus tard, l’évêque fut arrêté et, sans aucun procès, interné dans l’établissement pénitentiaire de Recsk puis déporté au camp de concentration de Kistarcsa, près de Budapest, en isolement. C’est ainsi que commencèrent huit mois d’emprisonnement cruel, faits de privations, de travail forcé et de torture, qu'il supporta avec amour. Il mourut épuisé de faim le 4 mars 1951. Il est le premier religieux victime des persécutions staliniennes à avoir été béatifié.

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