4 octobre

(6 références)

 

  St Paul le simple (+340)

icône copte contemporaine

Ce cultivateur égyptien était un homme simple que sa femme trompait. On le lui disait, mais il n'en croyait rien. Jusqu'au jour où, revenant des champs plus tôt que d'habitude, il la prit en flagrant délit. Il laissa sa femme à son amant, sans se fâcher et s'en fut au désert rejoindre St Antoine qui l'instruisit des voies spirituelles et de la fidélité de Dieu. Sa spiritualité reposait sur l'obéissance et un esprit d'enfance qui le fit très vite surnommer "le simple."

 

Ste Aure (+666)

icône contemporaine

St Eloi la mit à la tête d'un grand monastère qu'il avait fondé à Paris en 633 et qui compta bientôt trois cents religieuses. Il construisit pour elles deux églises : l'une dédiée à St Martial où elles allaient chanter l'office (c'était en souvenir de son pays d'origine le Limousin), et l'autre dédiée à St Paul où elles étaient enterrées. Cette dernière est devenue l'église Saint-Paul - Saint-Louis dans le Marais à Paris. Ste Aure fut emportée, avec une centaine de ses moniales, par la peste qui ravagea Paris en 666.

  St Jean Lampadistis (Xème siècle)

icône contemporaine

Originaire de Lampadistos dans l'île de Chypre, il quitta sa patrie à dix-huit ans pour aller vivre dans l'ascèse d'un ermitage à Marathasa. Devenu aveugle, il n'y vécut que quatre années. Les miracles de ce saint qui s'accomplissaient et s'accomplissentencore aujourd'hui font de ce lieu un pèlerinage très fréquenté.

 

St François d'Assise (1181-1226)

20 x 16 cm (2015)

Né à Assise, François vit d'abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il fut fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entendit une voix lui dire : " Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ?" Ce fut pour lui le début d'une nouvelle existence. Rentrée à Assise, "le roi de la jeunesse" se tourna vers les pauvres et les lépreux. Il avait vingt quatre ans. Dans la chapelle de Saint-Damien, il entendit le grand crucifix lui dire : " Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines." Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépensa l'argent de son père qui l'assigna devant l'évêque. Il se dépouilla alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'avait d'autre père que celui qui est aux Cieux. Un matin, ayant entendu l'Evangile de l'envoi en mission des disciples, il se mit à l'appliquer à la lettre, parcourant la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant : "Que le Seigneur vous donne sa paix." Des compagnons lui vinrent et il leur rédigea une Règle faite de passages d'Evangile. Quand ils furent douze, ils allèrent à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III. Parallèlement, Claire Favarone devint la première clarisse. Pour les laïcs, il fonda un troisième Ordre, appelé aujourd'hui "la Fraternité séculière." Il envoya ses frères de par le monde et lui-même alla rencontrer le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. A son retour, il trouva l'Ordre en grande difficulté. Il rédigea une nouvelle Règle et se retira, épuisé, sur le mont Alverne où il reçut les stigmates du Christ en croix. Il connut ainsi dans son coeur l'infini de l'amour du Christ donnant sa vie pour les hommes. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il composa son "Cantique ddu frère soleil" et le 3 octobre, "nu, sur la terre nue", il accueillait "notre soeur la mort corporelle."

 

Carlo Carretto (1910-1988)

Né à Alessandria dans le Piémont, Carlo Carretto commença sa carrière comme instituteur. Brillant, et doté d'un tempérament fougueux, il s'engagea activement auprès des jeunes chrétiens face à la montée du fascisme. De 1946 à 1952, il occupa le poste de président national de la Jeunesse de l'Action Catholique italienne (GIAC). Mais en 1952, refusant les alliances politiques locales imposées à l'organisation, il démissionna avec courage de ses fonctions. C'est en décembre 1954 que sa vie bascule, lorsqu'il répondit à un appel impérieux à la vie contemplative. A quarante-quatre ans, il rejoignit la congrégation des Petits Frères de Jésus, s'installant à El Abiodh dans le désert du Sahara (Algérie). Il passa ainsi une décennie dans le désert, menant une vie de travail manuel, de solitude absolue et de prière intense. Par la suite, il participa à la création des Petits Frères de l'Évangile, une branche partageant le même esprit de pauvreté tout en y intégrant des engagements sociaux. En 1964, Carlo Carretto revint en Italie et s'établit à Spello, en Ombrie, non loin d'Assise. Il y fonda l'ermitage de San Girolamo, qui devint rapidement un centre spirituel mondialement connu. Il y accueillait des milliers de jeunes, de chercheurs de Dieu et de laïcs pour des temps de réflexion, tout en alternant ses séjours avec des retours réguliers en Afrique. Il s'éteignit à Spello le 4 octobre 1988, jour de la fête de St François d'Assise, dont il admirait profondément la radicalité évangélique.

Carlo Carretto a écrit de nombreux livres de spiritualité traduits à travers le monde. Son style direct, profondément humain, rejette les abstractions théologiques pour se concentrer sur l'expérience brute de la foi et la prière du cœur.

  St Dumitru Staniloae (1903-1993)

icône contemporaine

Le père Dumitru Staniloaë, est sans doute le plus grand théologien roumain. C'était un prêtre marié, ayant eu le malheur avec son épouse de perdre en bas âges deux de leurs trois enfants. Il fit partie du groupe de renouveau hésichaste du "Buisson Ardent", avant d'être arrêté et emprisonné de 1958 à 1963, subissant toutes les privations imposées par le régime communiste. Libéré, il reprit son travail de théologien et d'enseignant, autorisé même à donner conférences et enseignements à l'étranger (il reçut plusieurs titres de Docteur Honoris Causa de grandes universités de théologie). Il réalisa une œuvre théologique d’une ampleur considérable. En plus de commentaires sur les Pères de l'Église comme Grégoire de Nysse, Maxime le Confesseur, ou Athanase le Grand, et de la traduction en roumain de la Philocalie, son chef-d'œuvre, La théologie dogmatique orthodoxe, le révèla comme l'un des plus importants théologiens chrétiens de la seconde moitié du XXe siècle.

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