25 août

(8 références)

 

  St Genès d'Arles (+ 308)

vitrail, Saint-Trophime d'Arles

St Genès était greffier du tribunal du Prétoire d'Arles. Au temps de la persécution déchaînée par l'empereur Dèce vers 25O, il refusa d'inscrire dans les actes du Tribunal une sentence frappant des chrétiens, se déclarant chrétien lui-même alors qu'il n'était pas encore baptisé. Pour recevoir le baptême il s'enfuit et tenta de traverser le Rhône à la nage pour retrouver l'évêque et les chrétiens qui étaient établis sur l'autre rive. Rattrapé par les gardes, il fut décapité. Sur son tombeau s'édifia ensuite une très célèbre basilique et un non moins célèbre cimetière connu sous le nom d'Alyscamps. Le culte de St Genès se répandit dans toute la Gaule méridionale et en Espagne. L'évêque Paulin au Vème siècle, probablement évêque de Béziers écrivit le texte définitif de sa vie.
Ce patronage par un saint gaulois et antique dénote une origine ancienne du lieu de culte qui lui fut consacré. Mais le culte de St Genès a pu aussi être réintroduit par les espagnols (chez qui il était très vénéré) fuyant l'invasion arabe et l'intégrisme musulman au IXème siècle.

  St Genès de Rome (IVème siècle)

icône contemporaine

Comédien de son état, il tenait ce jour-là, sur une scène de Rome, le rôle d'un païen qui reçoit le baptême et que l'on tourne en dérision pour cette raison. Il fut pris à son jeu, reçut la grâce de la foi et, un beau jour, la représentation terminée, se déclara chrétien. Comme il ne voulait pas se dédire, malgré les tortures, il fut condamné à être décapité.

 

  St Yrieix (VIème siècle)

buste reliquaire

Né à Limoges de parents nobles au VIème siècle, Yrieix (Aredius) est le mieux connu des premiers saints limousins. Il aurait été d'abord chancelier du roi Théodebert à Trèves. Ordonné par St Nixier de Trêves, il fonda sur son domaine d’Attane un monastère dont les filiales furent Vigeois et Excideuil en Périgordil. Pour ce monastère, regroupant d'abord des membres de sa famille, il composa une Règle pleine de sagesse à partir, entre autres, des prescriptions de St Jean Cassien et de St Basile. Plus tard d'autres moines vinrent se joindre à eux. St Grégoire de Tours nous a donné les éléments principaux de la vie de ce saint dont six localités portent le nom dans cette région. Bâtisseur d’églises, Yrieix fut surtout un fervent pèlerin qui visitait les sanctuaires renommés et les personnages religieux de son voisinage, telle Ste Radegonde de Poitiers. Il avait laissé la gestion de ses biens à sa mère Pélagie et il la suivit de quelques années dans la vie éternelle, en 591, après un dernier pèlerinage à Saint-Martin de Tours."

  Ste Ebbe (VIIème siècle)

icône contemporaine

Fille du roi Æthelfrith de Bernicie et de son épouse, la princesse Acha de Deira, Æbbe fut la fondatrice d'un monastère à Urbs Coludi, aujourd'hui Coldingham dans le Berwickshire. Dans son Histoire ecclésiastique du peuple anglais, St Bède le Vénérable rapporte qu'Æbbe entretint de bonnes relations avec Cuthbert de Lindisfarne et Wilfrid d'York. Bède indique également que l'abbaye de Coldingham fut détruite par un incendie après la mort d'Æbbe, un événement daté de 683 par l'hagiographe Reginald de Durham, auteur d'une vita d'Æbbe au XIIe siècle.

  Ste Hunegonde (VIIème siècle)

Statue d’Hunégonde à Homblières

Originaire du Vermandois, Hunegonde futt baptisée par St Éloi, l’évêque de Noyon. Malgré son désir de se consacrer à Dieu, ses parents organisèrent pour elle un mariage avec un jeune homme pieux nommé Eudalde. Cependant, elle profita d’un pèlerinage qu’ils effectuaient ensemble à Rome pour se faire remettre le voile des mains du Pape Martin Ier. Eudalde rentra seul en France et Hunegonde séjourna à Rome quelque temps avant de rentrer dans sa région, où elle se retira au monastère bénédictin d’Homblières, près de Saint-Quentin (Yvelines). Eudalde, qui lui voua toujours une grande admiration et a pour elle un grand respect, se dévoua au service de sa communauté et veilla à lui fournir tout le nécessaire.

  Ste Patricia (VIIème siècle)

icône contemporaine

Selon la légende, elle avait des liens avec la famille impériale de Constantinople. Elle s'échappa pour éviter le mariage et se réfugia à Rome où elle reçut le voile des mains du pape Libère pour se consacrer à Dieu. Au décès de son père, elle retourna à Constantinople pour distribuer ses biens aux pauvres et revint en Italie où elle mourut à Naples.
Il est dit que son sang conservé dans une fiole se liquéfie périodiquement comme celui de St Janvier.
Elle est sainte patrone de la ville de Naples.

 

  St Louis IX, roi de France (1214-1270)

15 x 11 cm, 2011

"Il faut des hommes forts qui soient doux ; des hommes humbles qui soient fiers ; des hommes intelligents qui aient du coeur".

Grâce aux Chroniques écrites par Joinville, ami très proche du Roi, la mémoire populaire française garde de Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes. St Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres. A vingt ans, il épousa Marguerite de Provence et leur amour fut tendre et fidèle. Quand il partit pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarqua avec elle. Le roi fut fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprit de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. Il fonda des hôpitaux et des monastères. Il réalisa son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir des reliques, surtout la Couronne d'épines qu'il acquit auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donna à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Ste Claire. Son royaume connut une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. St Louis aimait recevoir à sa table St Bonaventure et St Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonda la Sorbonne (1257). Il suivit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame, surtout des grandes rosaces (1255) et des porches. Son plus grand souci était de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêvait de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie eut raison de lui le 25 août 1270.

"Cher fils, s'il advient que tu deviennes roi, prends soin d'avoir des qualités qui appartiennent aux rois, c'est à dire que, quoi qu'il arrive, tu ne t'écartes pas de la justice. Et si il advient qu'il y ait une querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu'à ce que tu saches la vérité, et, quant tu la connaîtras, fait justice. Et s'il advient que tu aies querelle contre quelqu un d'autre, soutiens la querelle de l'adversaire devant ton conseil, et ne donne pas l'impression de trop aimer ta querelle jusqu'à ce que tu connaisses la vérité, car les membres de ton conseil pourraient craindre de parler contre toi, ce que tu ne dois pas vouloir."

  Bx Thomas a Kempis (+1471)

D'origine modeste, il entra chez les Frères de Vie Commune à seize ans et passa pratiquement toute sa vie dans le monastère du Mont-Sainte-Agnès, près de Zwolle dans les Pays Bas. Il fut sous-prieur et maître des novices. Mais son oeuvre la plus extraordinaire fut la reprise des textes de méditation du mystique flamand Gérard Groote dont il en recopia les textes et en recomposa la disposition pour en faire le livre qui, durant des siècles connut les plus forts tirages après la Bible : L'Imitation de Jésus-Christ dont il existe soixante-dix traductions françaises.

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