26 août

(6 références)

 

  St Adrien, Nathalie et leurs compagnons (+306)

icône contemporaine

St Adrien était un officier de haut rang dans l’armée romaine. Âgé de vingt-huit ans, il vivait à Nicomédie avec son épouse Nathalie, au début de la persécution de Maximien (vers 300). L’empereur avait alors fait arrêter vingt-trois chrétiens qui s’étaient cachés dans une grotte, et il les avait soumis à toutes sortes de supplices. Ayant assisté à la scène, Adrien fut frappé par leur courage, se convertit et les rejoignit dans le martyre. Son épouse Nathalie, déjà chrétienne, qui les avait visités secrètement dans leur prison avec quelques autres femmes pour les encourager et soigner leurs blessures, le rejoignit peu après dans la Vie.

St Césaire d'Arles (470-543)

icône contemporaine

Il était originaire de la Bourgogne. Moine à Lérins, il tomba malade en raison de ses austérités. Son abbé l'envoya se faire soigner à Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l'évêque auquel il succéda en 503. Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine. Il présida d'importants conciles provinciaux et fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Il fut un très grand évêque, un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Eglise des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.

  St Edern (IXème siècle)

St Édern fut ermite au Pays de Galles. Après y avoir vécu dans deux ermitages différents, il vint en Bretagne, fut à l'origine du "Plou" (paroisse) de Plouédern, puis, après s'être fixé un temps à cet endroit, bâtit son dernier ermitage à Lannédern. Il y recueillit un cerf qui désormais ne le quitta plus. Moine pérégrinant à la recherche de Dieu, il évangélisait par sa seule présence le peuple qui l'entourait. Il reposa à Lannédern, où est son tombeau.

 


St Herluin ou Hellouin (+ 1078)

icône contemporaine

Après avoir porté les armes jusqu'à l'âge de quarante ans, ce seigneur flamand revêtit l'habit monastique pour militer pour le Christ. Il fonda l'abbaye du Bec, en Normandie, qui désormais porte son nom: "Bec-Helouin"

 


  St Tikhon de Zadonsk (1724-1784) (CJ : 13 août)

fresque contemporaine

Fils d'un sacristain de village qui, en mourant, avait laissé sa femme et six enfants dans la misère, Tikhon connut la faim durant son enfance. Il fit ses études comme boursier à Novgorod. Il vendait alors la moitié de sa ration de pain pour acheter de la bougie et travailler la nuit. Il était directeur du séminaire de Novgorod, quand la Grande Catherine le nomma, contre son gré, évêque de Voronèje (1763). C'était un diocèse misérable où une foule de prêtres étaient illettrés, où certains seigneurs jouaient leurs jeunes paysannes aux cartes. Tikhon s'y dépensa sans compter, mais la maladie le força bientôt à donner sa démission (1768). Il se retira comme hôte au couvent de Zadonsk : ce fut là qu'il composa ses ouvrages admirables, qui tous ont trait à Notre-Seigneur et à l' Évangile, et firent de lui un des meilleurs écrivains de son pays. Il habitait une maisonnette à côté de l' église, avec un infirmier et un secrétaire. Celui-ci écrivait sous sa dictée, quand venait l'Inspiration. Tous deux avaient ordre de tousser très fort, lorsqu'ils approchaient du lieu où il allait prier dans la forêt, car il ne voulait pas être surpris en extase. Les quinze autres moines du couvent le détestaient; il lui arriva, lui, leur ancien évêque, d' être giflé par eux ; il se jetait alors à genoux pour demander pardon de les avoir irrités. Ils ne lui permirent jamais de célébrer la Liturgie. Il mourut vers les sept heures du matin, sans avoir communié. Par trois fois dans la nuit, il avait demandé l'eucharistie; mais aucun prêtre n' avait consenti à se lever pour la lui donner. Ses dernières paroles furent : « Mon Dieu, je te remercie pour tout, pour tout. » ("la fleur des saints")

  Ste Mariam de Jésus Crucifié (1846-1878)

icône contemporaine

Mariam Baouardy naquit en Galilée, à Abillin. A trois ans, elle se retrouva orpheline, et son oncle la recueillit. A Alexandrie où sa famille avait émigré, Mariam se consacra au Seigneur à douze ans. Mais son oncle voulait la marier. Elle refusa et s'enfuit chez un proche de sa famille qui était musulman, et lui conseilla d'embrasser l'Islam. Devant son refus indigné, il s'emporta et lui trancha la gorge. Elle fut guérie par l'intercession de la Vierge Marie et se plaça dans une famille qu'elle suivra comme servante au Liban puis en France. Elle n'oubliait ni sa consécration virginale ni sa guérison miraculeuse. Elle se décida à entrer au Carmel de Pau où elle y vécut une floraison d'expériences mystiques : extases, bilocation, stigmates, prophéties et même possessions diaboliques au cours desquelles elle découragea le démon par sa confiance absolue en l'Esprit Saint. Au mlieu de ces grâces déconcertantes à nos yeux, elle gardait une humilité entière et une humeur paisible et joyeuse. Elle participa à la fondation du Carmel de Mangalore en Inde et à celui de Bethléem. C'est là qu'elle rendit son âme à Dieu à trente-deux ans, à la suite d'un accident de chantier.

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