30 août

(8 références)

 

  St Gaudens (Vème siècle)

icône contemporaine

Selon la tradition, c’était un jeune berger, fils de Quiterie, femme pieuse du Nébouzan (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées. À cette époque, la région était sous l’influence des wisigoths ariens et les chrétiens orthodoxes étaient persécutés. Gaudens fut arrêté à l’âge de treize ans, et devant sont refus de renier sa foi eut la tête tranchée.

 


  St Fiacre (VIIème siècle)

icône contemporaine

Fils d'un roi d'Ecosse ou d'Irlande (on s'interroge toujours sur ses origines), il émigra en France à l'époque mérovingienne. Il fut ermite dans la forêt de Brie, accueilli par St Faron, évêque de Meaux. Moine défricheur, son ermitage devint un hospice pour les pauvres qu'il nourrissait des fruits et légumes qu'il cultivait pour eux. C'est pourquoi il est spécialement honoré par les jardiniers et les maraîchers de l'Ile-de-France. Son ermitage donna naissance à la localité de Saint-Fiacre (77470). On lui prêta beaucoup de vertus guérisseuses après sa mort. Le roi Louis XIII portait une médaille de St Fiacre et la reine Anne d'Autriche lui rendit grâces de la naissance de son enfant qui devint Louis XIV. Un hôtel particulier portait son nom à Paris. Et, détail pittoresque, c'est ainsi que les voitures parisiennes prirent le nom de "Fiacre" car elles étaient garées non loin de cet hôtel.

  St Alypius (+1115) (CJ : 17 août)

fresque contemporaine

Il fut moine à la Laure des Grottes de Kiev et y travailla comme peintre iconographe dans l'atelier de St Nikon. On raconte qu'à la fin de sa vie, quelqu'un commanda à St Alypios une icône de la Dormition de la Mère de Dieu, en lui recommandant de l'achever pour la fête. Mais le saint tomba malade, et il apparut clairement qu'il allait bientôt mourir, sans pouvoir achever sa tâche. Il fit dire à la personne qui lui avait fait la commande que, s'il présentait son chagrin à Dieu. l'Icône se trouverait certainement à sa place pour la fête. La veille de la fête de la Dormition, comme il constatait que l'icône n'était toujours pas prête et que l'état du saint avait empiré, l'homme commença à se répandre en reproches à son égard. Dès son départ, un ange apparut à St Alypios et se mit à peindre l'icône, qu'il acheva en trois heures. Puis le céleste iconographe, ayant demandé l'approbation du saint sur la qualité de son travail, disparut avec l'icône. Après avoir passé la nuit dans la peine et le chagrin, le commanditaire se rendît à l'église, mais quand il ouvrit la porte il fut frappé de stupeur en voyant la merveilleuse icône à sa place, conformément à la promesse du saint. Quand il voulut le remercier, St Alypios s'était déjà endormi dans le Seigneur. Son corps fut déposé dans la grotte de Saint-Antoine, tandis que son âme, rayonnante de la ressemblance divine, était partie orner la cour céleste.

  St Amédée de Lausanne (+1158)

icône contemporaine

Formé à Clairvaux sous la direction personnelle de St Bernard, il fut appelé à diriger les moines de l'abbaye de Hautecombe en Savoie. Elu évêque de Lausanne, il regarda comme deux oeuvres capitales de son ministère l'éducation de la jeunesse et la formation d'un clergé fervent et éclairé.

Les reliques de St Amédée ont été données à l'Evéché de Fribourg après la transformation de la Cathédrale de Lausanne en temple protestant.

 


 St Takla Haymanot (+1313)

icône copte contemporaine

Fesseha Seyon – c’est son nom de baptême – naquit dans la première moitié du XIIIème siècle à Zorare, région fraîchement évangélisée de l’Éthiopie. Devenu majeur, il se maria mais devint très vite veuf. Il entreprit alors un ministère itinérant de prédicateur de l’Évangile. Mais le vrai tournant dans sa vie se produisit lors de son entrée au monastère de Dabra Hayq, au nord du pays, dont l’abbé était un autre moine éthiopien renommé, Iyasus Mo’a. Takla Haymanot devint son disciple ainsi que celui de l’abbé Yohanni, avant de devenir à son tour père spirituel d’un grand nombre de moines. De retour dans sa région natale, il fonda le monastère de Dabra Asbo, qui , vers la moitié du XVème siècle, prendra le nom actuel de Dabra Libanos, l’un des plus importants centres spirituels de l’histoire de l’Éthiopie. Le rayonnement monastique de Dabra Asbo fut extraordinaire et nombreux furent les monastères qui en naquirent. Pour cette raison aussi, Takla Haymanot, qui signifie en éthiopien « plante de la foi », est considéré comme le père de la plus grande famille monastique d’Éthiopie. Ce fut surtout un homme de prière intense. Il passa les dernières années de sa vie dans une solitude volontaire quasi totale.

  Ste Jeanne Jugan (1792-1879)

icône contemporaine

"Dieu me veut pour lui", répondit-elle à un jeune homme qui la demandait en mariage. Elle avait alors dix-huit ans, et était employée de maison depuis deux années. Elle avait perdu son père, disparu en mer à Cancale alors qu'elle n'avait que quatre ans. Ayant fait dès son enfance l'expérience de la pauvreté, elle fut confrontée à une misère plus grande encore lorsqu'elle vint travailler à Saint-Servan. Durant l'hiver de 1839, elle accueillit chez elle, dans son petit logement, une femme âgée, aveugle et paralysée qui survivait seule dans un taudis. D'autres jeunes femmes s'associèrent à elle et, en 1842, elles s'appelèrent : "Les servantes des pauvres." Pauvres elles-mêmes, la quête fut leur ressource essentielle et l'occasion de demander aux personnes aisées de partager leurs biens avec les pauvres que Jeanne appelait "les membres souffrants de Jésus-Christ." La congrégation connut un grand développement en Europe et même dans d'autres continents. A partir de 1852, une cabale de quelques religieuses la firent exclure de la direction de sa congrégation et elle fut soumise, ignorée, à une sorte de réclusion. "Je ne vois plus que Dieu seul", disait-elle. On reconnut son humilité et sa sainteté au moment de sa mort.

  Bx Estephan Nehmeh (1889-1938)

Youssef naquit à Lehfed au Liban. Enfant, il fuyait déja le tumulte et affectionnait la solitude. Il apprit les rudiments de la lecture, de l’écriture et du catéchisme avec les enfants du village, sous les arbres avoisinant la belle église dédiée à St Etienne, dans son village. En 1905, à seize ans, Youssef quitta le domicile paternel pour devenir moine au Couvent des Saints Cyprien et Justine, à Kfifane. Il prononça ses voeux le 23 Août 1907, prenant le nom d'Estephan. Frère Estephan vécut trente ans de vie religieusee dans divers monastères. Il était frère convers, frère ouvrier, qui passa les années de sa vie à cultiver les jardins des monastères où il résidait. Il avait également appris l’art de la menuiserie et était aussi un bon maçon, réputé pour sa forte carrure et sa robustesse. Retourné à Kfifane, soudain très fatigué, il remit son âme à Dieu le 30 Août 1938 à l’âge de quarante neuf ans, en odeur de dainteté. Il avait marqué de sa présence tous les monastères où il avait vécu. Il ne cessait de répéter : "Dieu me voit". Il se distinguait par sa présence silencieuse qui reflétait sa vie dissimulée avec Le Christ. C’était un homme de prière et un disciple de la terre qui lui était une école de sainteté et une source de spiritualité.

  Louis Evely (1910-1985)

Né en 1910 à Bruxelles, Louis Évely sentit très tôt en lui "une présence qui le dépasse" et l'amèna à la prêtrise. Promis par ses brillantes études à une carrière universitaire de haut niveau, son franc-parler le relègua dans un lointain collège dont il deviendra directeur. Son sens pédagogique, son talent oratoire et sa profonde spiritualité firent de lui un conférencier et un écrivain à succès. "Dieu est celui qui sert. Ce n'est pas toi qui vas t'occuper de Dieu, c'est Lui qui s'occupe de toi. Il te sert, te lave les pieds. Et toi, tu Le laisses te nourrir, tu Le laisses se déployer en toi. Ainsi tu Le rends présent aux autres". Tel fut son message, qui collait de si près à l'Evangile qu'il semblait révolutionnaire.
Pour l'exprimer plus librement, il renonça à la prêtrise en 1968, puis se maria quelques années plus tard, et fonda "L'Aube" avec sa femme Mary, lieu d'accueil et d'échange situé dans la Drôme.
Après sa mort en 1985, son œuvre considérable continua à être inlassablement défrichée et propagée par Mary Évely et l'association "Transmission".

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