31 août

(4 références)

 

 St Paulin de Trèves (+358)

Né dans une famille noble d’Aquitaine, il vint à Trèves à l’époque de l’évêque Agritius. Ordonné prêtre par l’évêque Maximin, il se battit courageusement avec St Anastase contre les Ariens. Il devint évêque de Trèves, vers 346, prit une part encore plus active à cette lutte et il fut le seul évêque à refuser de condamner Athanase lors du synode d’Arles (353). C’est pourquoi l’empereur arien Constance II l’envoya à exil en Phrygie où il endura de longues souffrances et mourut après cinq ans. le 31 août 358. L’évêque Félix ramena ses restes à Trèves environ trente ans plus tard. Son sarcophage, avec des symboles et une inscription, fut retrouvé en 1072 dans la crypte de l'église construite vers l'an 400.

  Ste Eanswythe de Kent (614-640)

icône contemporaine

Ste Eanswithe naquit en 614, fille du roi anglo-saxon, Eadbald de Kent et de son épouse franque, Emma, chrétienne. Son royal grand-père, St Ethelbert de Kent, avait soutenu St Augustin de Cantorbéry lors que sa "rechristianisation" du Kent. Le saint moine l'avait baptisé. A la mort de son père, le roi Eadbald plongea dans l’idolâtrie et prit une seconde épouse, malgré les interdits de l’Église. St Laurent de Cantorbéry mit bon ordre dans la famille royale et en profita pour baptiser Eadbald remis sur le droit chemin.
Certainement par sa mère, Ste Eanswithe reçut une éducation chrétienne et montra peu d’intérêt pour le monde. Son père ne réussit pas à la marier, mais elle le supplia de lui faire construire une cellule d'ermite. Le roi finit par lui céder et construisit un monastère à Folcanstan (aujourd'hui Folkestone, l'arrivée du tunnel sous la Manche). En 630 l'abbaye fut terminée et Eanswythe en devint l'abbesse à l'âge de seize ans. Ce fut le premier monastère féminin de l'Angleterre. On pense que les règles monastiques lui ont été enseignées par les religieux venus avec St Augustin en 597.

  St Aidan (+651)

icône contemporaine

Moine d'Iona, il fut envoyé évangéliser le nord de l'Angleterre à la demande de St Oswald, le roi de Northumbrie. Il fixa son siège à Lindisfarne, où il règna comme évêque et comme abbé. Son diocèse s'étandait du Forth jusqu'à l'Humber. Son apostolat très fructueux, dont St Bède nous rend témoignage dans ses écrits, était accompagné d'innombrables miracles.

 

 

St Raymond Nonnat (+1240)

 

Fils d’un seigneur de la Catalogne française, il vit le jour dans des circonstances tragiques puisque sa mère mourut alors qu’elle était enceinte de sept mois et que l’enfant qu’on extirpa de son était bien vivant (de là vient son surnom : "non né", "Nonnat"). Convaincu qu’il s’agissait d’un signe du Ciel, son père le fit aussitôt baptiser puis instruire avant de l’associer à ses affaires. Pour ne pas déplaire à son père, Raymond se soumit, en dépit de son désir d’entrer en religion. Il profita de sa situation pour se mêler aux bergers et aux ouvriers, avec qui il passait son temps en prière. Puis, ayant enfin obtenu le consentement de son père, il entra comme novice chez les Mercédaires de Barcelone. Dès lors, il se consacra au rachat des prisonniers captifs des barbares en Afrique du Nord, et lorsque les moyens lui manquaient, il s’offrait lui-même en otage à leur place. Quelques années plus tard, il fut nommé cardinal par le Pape Grégoire IX. Convoqué à Rome par ce dernier, il ne réussit malheureusement pas à s’y rendre puisqu’il succomba à une forte fièvre en cours de route. St Raymond Nonnat est le saint patron des gynécologues-obstétriciens, le protecteur des femmes enceintes et des nouveaux-nés. Il est invoqué pour guérir la fièvre.

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