1er septembre

(8 références)

 

  N.-D. du Don (CJ : 19 août)

icône russe, attribuée à Théophane le Grec, XIVe

Le "Don" auquel est associé ce modèle, est le fleuve russe témoin de la victoire des principautés russes contre les Mongols à la fin du XIVème siècle, victoire attribuée à la Mère de Dieu, présente par l'intermédiaire de son icône.

 

  Fête de la Création

 

 La Fête de la Création est célébrée dans le christianisme le 1er septembre pour honorer et commémorer le Mystère de la Création en Christ. Le Ier septembre est en effet considéré depuis les temps anciens, comme symbolisant le début de la Création. Suite à l’invitation en 1989 par l’Église orthodoxe aux autres églises de prier ensemble pour la création ce jour-là, la fête a gagné en popularité dans toutes les confessions chrétiennes.

  St Josué (XIIème siècle av. J.-C.)

icône contemporaine

Josué fut une figure majeure des événements de l’Exode. Moïse lui confia la mission de sélectionner et de commander un groupe de milice pour leur première bataille après leur sortie d’Égypte, contre les Amélétes à Réphidim, dans laquelle ils remportèrent la victoire. Plus tard, Josué fut identifié comme l’un des douze espions envoyés par Moïse pour explorer et faire un rapport sur la terre de Canaan, et seuls lui et Caleb firent un rapport encourageant, dont la récompense fut que seuls de toute leur génération, ils entrèrent dans la terre promise. Dieu nomma Josué pour succéder à Moïse comme chef des Israélites, tout en lui accordant une bénédiction d’invincibilité de son vivant. Au Jourdain, les eaux s’ouvrirent, comme elles l’avaient fait pour Moïse à la mer Rouge. Sa première victoire fut celle de Jéricho. Lorsqu’il fut "vieux et bien avancé en vie", il prit congé du peuple, les admonestant à être loyaux envers leur Dieu, qui s’était si puissamment manifesté au milieu d’eux. Puis il mourut, à l’âge de cent dix ans, et fut enterré à Timnath-heres, dans la région montagneuse d’Ephraïm, au nord du mont Gaash.

  Ste Vérène (fin IIIème-début IVème siècle)

icône contemporaine

Sous le règne de l'empereur Dioclétien (284-305), deux légions thébaines furent envoyées en Europe pour renforcer la défense de la route militaire qui allait de la Ligurie à Cologne. Plusieurs chrétiens membres de ces légions furent martyrisés pour avoir refusé de massacrer leurs coreligionnaires et de sacrifier aux dieux païens : parmi eux, St Maurice, St Félix, Ste Régula et St Exuperantius sont toujours très vénérés en Suisse. Ste Véréna, dont le nom signifie «fruit de Thèbes » était la fille unique d'une noble famille thébaine ; elle fut baptisée et élevée dans la foi chrétienne par un évêque du nom de Chaeremon. Proche parente de plusieurs membres de la légion thébaine envoyée en Europe, elle les rejoignit et partit avec eux pour leur apporter son assistance. Après leur martyre, elle vécut en ermite, pratiquant l'ascèse et accueillant les pauvres et les malades, en particulier les lépreux, qu'elle soignait et guérissait. Son activité apostolique et sa popularité lui valurent quelques jours d'emprisonnement, au cours desquels St Maurice, son cousin, lui apparut pour la réconforter. Elle reprit ensuite sa vie d'ermite et de thaumaturge, et reçut avant son départ vers le ciel la visite de la Mère de Dieu.

Elle est patronne de la ville de Zurzach, et les lieux de culte qui lui sont dédiés sont nombreux en Suisse, où elle est très populaire.

On la représente avec une cruche et un double peigne de type égyptien, symbole de ses activités charitables. C'est ainsi qu'elle apparaît sur les armes de la ville de Staffa, dans le canton de Zurich.

Si le culte de Véréna a toujours été très répandu en Suisse, ce n'est qu'à l'époque contemporaine qu'il a commencé à se développer en Egypte : en 1986, une partie des reliques de la sainte a été remise par l'évêque du canton de Zurich à une délégation copte pour être transférée en Egypte. En 1989, une association intitulée « La Famille de Sainte Véréna », dépendante du patriarcat copte orthodoxe, a été créée en vue du service spirituel, social et sanitaire des personnes les plus défavorisées des quartiers populaires d'Egypte. Le 22 février 1994, le pape Shénouda III a consacré une église du complexe patriarcal d'Abba Rueiss au Caire à St Maurice et Ste Véréna.

  St Syméon stylite (390-459) - Début du calendrier liturgique

icône contemporaine

Il avait treize ans et gardait les moutons de son père quand il entendit ce verset de l'Évangile : " Malheur à vous qui riez à présent, car le jour viendra où vous pleurerez " (Lc 6, 25). Ce fut cette parole qui le décida à quitter ses parents et à se joindre à des solitaires, pour partager leurs austérités. Il vécut ensuite dix ans au monastère de Téléda d'où ses mortifications insolites le firent finalement congédier. Gagnant alors Tellnesin, près d'Antioche, il s'y établit dans une cellule qui était murée durant tout le carême, jusqu'au matin de Pâques, sans nourriture. Comme beaucoup de ses visiteurs ne voulaient pas repartir sans emporter quelque parcelle de ses vêtements, Syméon résolut d'échapper à leurs importunités en vivant désormais sur une colonne (stulos). Il s'y tenait debout, sans abri, exposé aux intempéries, absorbé dans une prière continuelle. Les jours de fête, il adressait au peuple deux exhortations et en tout temps répondait avec aménité à ceux qui, tel parfois l'empereur de Byzance, recouraient à ses conseils. Nombreuses furent les guérisons corporelles et spirituelles qu'il opéra. Syméon était aimable, courtois, et le moins contrariant des hommes. Pour plaire à des grincheux que la vue de sa colonne offusquait, il offrit d'aller s'établir ailleurs ; et il l'eût fait si l'évêque d'Antioche ne l'en avait empêché. Un jour que des pèlerins gaulois s'étaient arrêtés au pied de sa colonne, il leur fit promettre de porter à Ste Geneviève, en repassant par Paris, ses meilleurs compliments.

  St Leu ou Loup de Sens (+623)

icône contemporaine

Ses biographes le montrent humble, amateur de musique et intrépide. Son élection au siège épiscopal de Sens (Yonne) avait fort contrarié Madégésile, abbé de Saint-Remi, qui désirait beaucoup être évêque. S'imaginant qu'en calomniant le nouvel élu, il pourrait le faire destituer et prendre sa place, Madégésile alla raconter à Thierry II, roi des Burgondes, que Loup avait des relations trop tendres avec Eulosie, fille de son prédécesseur Arthème. " Je continuerai à prendre soin d'elle ; est-ce parce qu'elle est femme qu'elle doit mourir de faim ?", répondit-il au roi qui l'interrogeait à ce sujet. De quoi celui-ci convint volontiers. Madégésile réussit mieux en 613, chez Clotaire II, roi de Neustrie, qui venait d'annexer la Bourgogne, et en voulait à Loup d'avoir combattu cette annexion. Exilé à Ansenne (Somme), le proscrit, au lieu de bouder, se mit à évangéliser les païens des environs. Entre-temps, Madégésile, qui ne restait pas assez dans son couvent, fut tué dans une émeute. Tous les chrétiens de Sens réclamèrent alors le retour de leur pasteur. Saisissant l'occasion de plaire à ses nouveaux sujets, Clotaire le leur renvoya, chargé de présents. La grosse cloche de la cathédrale lui fit un accueil extraordinaire. Elle tintait mélodieusement, dit-on, chaque fois que Loup passait, pour plaire à son oreille de musicien ; et sonnait furieusement, sauvagement, quand l'ennemi approchait de la ville. Clotaire voulut l'avoir, mais elle resta muette tant qu'elle fut chez lui, à Soissons. De sorte qu'il dut rendre la cloche, comme il avait rendu l'évêque.

  St Gilles (+720)

icône contemporaine

Fils de Théodore et Pélagie, un couple appartenant à la noblesse d’Athènes, il distribua sa fortune aux pauvres à la mort de ses parents, et se rendit jusqu’en France. Arrivé en Arles, il opèra un miracle qui lui confèra aussitôt une notoriété qu’il cherchait cependant à fuir. Il quitta donc la ville et passa près de deux ans dans une grotte sur les bords du Rhone en compagnie d’un compatriote nommé Vérédème. Mais toujours en quête d’une plus grande solitude, il repartit à nouveau et s’installa finalement dans une grotte nichée au creux d’une épaisse forêt aux environs de Nîmes. Sa seule compagnie était celle d’une biche, qui demeurait auprès de lui en tout temps et lui procurait le lait dont il se nourrissait. Un jour que le roi et sa suite participaient à une chasse dans les environs, un chasseur décocha une flèche en direction de la biche dans l’espoir de la toucher, mais au lieu de cela, la flèche vint se planter dans la jambe de Gilles. Le roi demanda à ses médecins de le soigner, et à partir de ce jour lui voua un grand respect. Bientôt, il fit même bâtir un monastère pour les nombreux disciples qui vennaient se placer sous sa direction (Saint-Gilles du Gard) et dont il devint l’abbé. Malheureusement, les hordes de Sarrasins s’abattirent bientôt sur la région et provoquèrent des ravages importants sur les édifices religieux. St Gilles et ses religieux s’enfuirent alors en direction d’Orléans pour se placer sous la protection de Charles Martel. Peu de temps après, les Sarrasins ayant été contraints de fuir vers l’Espagne, il retrouva les ruines de son monastère et consacra le reste de sa vie à travailler à sa reconstruction.

Ste Douceline (1215-1274)

icône contemporaine (E. Lamour)

Née à Digne (Alpes de Haute Provence), Douceline fut élevée à Barjols. Après la mort de son père, elle vécut à Hyères près de son frère, le bienheureux Hugues de Barjols. La très jeune fille se comportait en maîtresse de maison exemplaire, et s’imprégnait de l’esprit franciscain qui commençait à souffler sur la ville, où les frères cordeliers avaient implanté une petite communauté. Elle couchait sur la paille, visitait les malades, recevait et servait les pauvres. Hugues, lui aussi édifié par l’enseignement et l’exemple des frères franciscains, décida de se vouer au service de l’Eglise. Douceline consacra toute sa vie aux pauvres et aux malades s’entourant d’autres femmes vouées à la charité. Conseillée par Hugues, elle adopta l’habit des béguines et c’est ainsi que se forma à Hyères une communauté de femmes, que les Hyèrois appellèrent "Dames du Roubaud", du nom de la petite rivière locale près de laquelle elles avaient un lieu de réunion et de prière. En 1240, toujours guidée par son frère, elle prononça des vœux de virginité et de pauvreté, imitée par d’autres Dames qui lui donnèrent le nom de "Sainte Mère", puisqu’elle dirigeait les prières, les offices et les activités de cette communauté exemplaire. En 1250, Hugues ayant opté pour le couvent de Marseille, invita sa sœur à venir y créer une autre "Maison du Roubaud" près de l’actuelle église Saint-Théodore. Douceline vit sa nouvelle communauté marseillaise s’étoffer rapidement et on n’hésita pas, dans toute la Provence, à la tenir pour une sainte. Ses extases durant les offices de prière contribuèrent à attirer à elle ceux qui avaient confiance en sa puissance d’intercession, et on lui attribua plus d’un miracle. Elle mourut épuisée, entourée des sœurs de son ordre et des frères cordeliers qui n’avaient cessé de la considérer comme des leurs.

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