15 février

(3 références)

 

St Onésime (1er siècle)

fresque contemporaine

 

C'est l'esclave fugitif que St Paul renvoya à son maître Philémon, porteur d'une lettre qui fit autant d'honneur à son auteur qu'à son destinataire. La tradition veut qu'il soit mort martyr à Rome.

 

Ste Georgia (Ver siècle)

icône contemporaine

 

Elle vécut à Clermont-Ferrand en Auvergne, mais préféra bientôt le silence et la retraite spirituelle dans la maison campagnarde qu'elle possédait. Loin des bruits de la ville et de l'agitation des habitants, elle put vivre en familiarité avec Dieu, priant et faisant pénitence. St Grégoire de Tours parle d'elle, et raconte que des colombes l'accompagnèrent à sa dernière demeure terrestre.

 

St Claude de la Colombière (1641-1682)

portrait

Né près de Lyon dans une famille bourgeoise, Claude entre à 17 ans dans la Compagnie de Jésus, les Jésuites. Dès sa profession solennelle en 1674, il est affecté au petit collège de Paray-le-Monial où il devient le confesseur du couvent de la Visitation. Il a 34 ans. La supérieure des Visitandines avait alors fort à faire avec une timide religieuse, Marguerite-Marie, qui croyait avoir reçu les confidences du Coeur de Jésus. Elle la confie au père de la Colombière. Le prêtre et la moniale se comprennent tout de suite : "Je t’enverrai mon fidèle serviteur et parfait ami", avait dit Jésus à Marguerite-Marie. C’est ainsi que le jeune jésuite devient l’instrument par lequel le Christ va diffuser dans l’Eglise le culte de son Coeur transpercé, révélé à Ste Marguerite-Marie. Nommé en 1675 prédicateur de la duchesse d’York, il passe deux ans en Angleterre d’où il est banni à cause de calomnies. Accablé par la tuberculose, il retourne à Paray-le-Monial. Marguerite-Marie l’a prévenu : "Notre-Seigneur m’a dit qu’il voulait le sacrifice de votre vie en ce pays." C’est là qu’il meurt à 41 ans. Ses écrits expriment une belle harmonie entre la spiritualité de St Ignace de Loyola et celle de St François de Sales.

"Le jour de la Conception immaculée de la Sainte Vierge, j'ai résolu de m'abandonner tellement à Dieu qui est toujours en moi et en qui je suis et je vis, que je ne me mette nullement en peine de ma conduite, non seulement extérieure, mais même intérieure, reposant doucement entre ses bras, sans craindre ni tentation, ni illusion, ni prospérité, ni adversité, ni mes mauvaises inclinations, ni mes fautes mêmes, espérant qu'il conduira tout par sa bonté et sa sagesse infinie, de telle sorte que tout réussira à sa gloire ; de ne vouloir ni être aimé, ni être soutenu de personne, voulant avoir en lui et mon père et ma mère, et mes frères et mes amis, et tout ce qui pourrait avoir pour moi quelque sentiment de tendresse. Il me semble qu'on est bien à son aise en un asile si sûr et si doux, et que je n'y dois craindre ni les hommes, ni les démons, ni moi-même, ni la vie, ni la mort. Pourvu que Dieu m'y souffre, je suis trop heureux. Il me semble qu'en cela j'ai trouvé le secret de vivre content, et que désormais tout ce que je craignais dans la vie spirituelle ne me doit plus faire de peur."

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