6 juin

(7 références)

 

St Anoub de Scété (Vème siècle)

icône contemporaine

St Anoub était le plus âgé des sept frères d’Abba Poimen, qui s’étaient tous retirés à Scété pour y mener la vie angélique. Après la première attaque de Scété par les barbares maziques de 407 à 408 qui avait conduit à la diaspora des moines, les sept frères déménagèrent dans l'ancienne ville de Terenuthis (aujourd'hui Al-Tarranah dans le delta de l'Ouest), en Basse Egypte, et depuis lors Abba Anoub assuma la direction de la nouvelle communauté cénobitique. Pour abba Anoub, la recherche de Dieu tenait lieu de repos et de sommeil, c’est pourquoi le Seigneur lui accordait tout ce qu’il Lui demandait. Sur la fin de ses jours, il entra en extase et vit le chœur des martyrs, des justes et des saints ascètes qui louaient Dieu dans une joie indicible, et il fit connaître aux moines qui se tenaient auprès de lui qu’une telle gloire était réservée au Paradis à tous ceux qui observent les commandements de Dieu. Trois jours plus tard, il s’endormit en paix, et les pères purent entendre les mélodies des anges qui étaient venus prendre son âme.

St Bessarion de Scété (Vème siècle)

icône contemporaine

Né en Égypte de parents chrétiens, il fust très tôt attiré par la vie érémitique. Il se mit à l'école de St Antoine et de St Macaire et parcourut le désert de Scété, le "désert intérieur" sans s'établir nulle part, sans s'agréger à un groupe de moines, toujours en marche et mendiant son pain. Il faisait de nombreux miracles, traversa les fleuves comme une terre ferme et vécut dans une pauvreté totale, donnant tout ce qu'il pouvait avoir et qu'on lui avait donné. Il portait toujours un petit évangile avec lui, un évangéliaire écrit avec des lettres d'or, car jadis il avait connu la richesse. Or il lut dans cet évangile qu'il fallait tout donner de ce que l'on possédait. Il donna son manteau pour ensevelir un mort, puis n'ayant plus rien à donner pour secourir un pauvre, il vendit son évangile. A ses frères qui s'étonnaient de cela, il répondit: "Mais c'est lui qui m'a dit de tout donner."

Ste Coca (Vème siècle)

icône contemporaine

Sœur de St Kevin et demi-sœur de Ste Attracta, elle fut abbesse d'une communauté de moniales. L'église de Kilcock lui est dédiée et une source porte son nom.

Elle est latronne de Kilcock (diocèse de Kildare et Leighlin), commune à laquelle elle donna son nom, sur la frontière du Meath et du Kildare, en Irlande.


St Jarlath (+ v. 545)

vitrail contemporain

Né vers 445, St Jarlath de Tuam était issu d'une famille riche et importante. Après avoir été le disciple des Sts Benignus et Enda, Il fonda son premier monastère à Cluainfois. Une école monastique lui fut rattachée. Cette école est réputée pour avoir attiré des étudiants de toute l’Irlande. St Brendan et St Colman y ont notamment étudié. Un jour, alors qu'il voyageait sur un char, la roue de celui-ci se cassa. St Benignus qui l'avait encouragé à voyager ainsi, lui avait annoncé qu'à l'endroit où celui-ci se casserait, il devrait fonder un monastère. St Jarlath fonda donc ce nouveau monastère, et c'est là qu’il finit sa vie et mourut centenaire entre 540 et 550.

Un poème de la chronique de Mícheál Ó Cléirigh fait mention de St Jarlath pour sa générosité et sa piété. Il est notamment dit de lui qu’il faisait « trois cents génuflexions de nuit et trois cents autres de jour ». Il a également prédit le nom de ses successeurs au siège de Tuam.

St Claude (VIIème siècle)

icône d'élève

D'abord militaire, il embrassa la vie monastique à Condat dans le Jura avant d'être élu évêque de Besançon. Mais dès qu'il le put, il résilia cette charge pour rejoindre la solitude.
Son monastère et le village voisin prirent son nom et le diocèse s'est placé sous son patronage : Saint-Claude.

 


St Norbert (+1134)

icône contemporaine

Norbert était un jeune noble, apparenté à l'empereur d'Allemagne, chanoine prébendé de la collégiale de Xanten en Rhénanie, délaissant ses devoirs de clerc pour vivre à sa guise une vie bien agréable et vide. A trente-cinq ans, la route de Wreten en Westphalie fut pour lui un chemin de Damas. Il y est foudroyé par une conversion subite. Délaissant ses biens, il se consacra au service de l'Eglise dans l'esprit de la réforme grégorienne. Fidèle à son époque, il embrassa la pauvreté et devint prédicateur itinérant dans toute l'Europe, incitant les clercs à mener la vie commune, propre à leur état. Pour enraciner cette réforme profonde des moeurs ecclésiastiques, il fonda à Prémontré, près de Laon, une communauté de chanoines réguliers alliant la pratique de leur sacerdoce séculier à la vie régulière des moines. Nommé archevêque de Magdebourg (où les clercs, mécontents de ses réformes, tenteront de l'assassiner), il verra de son vivant la fondation d'une dizaine de communautés prémontrées à travers l'Europe.

St Macellin Champagnat (1789-1840)

 

icône contemporaine

"Je ne peux pas voir un enfant sans avoir envie de lui dire combien Dieu l’aime"

"Qu'il n'y ait parmi vous qu'un même coeur et un même esprit."

"Qu'on puisse dire des Petits Frères de Marie comme des premiers chrétiens : voyez comme ils s'aiment"

Né à Marlhes (Loire) le 20 mai 1789, il était le neuvième enfant d'une fratrie de dix. Peu brillant et peu attiré par les études, il intégra pourtant petit puis grand séminaire de Lyon, soutenu par son curé, et ordonné prêtre. L’un de ses compagnons, Jean-Marie Colin, avait fondé une sodalité au séminaire, appelée la « Société de Marie », un groupe de clercs (dont Marcellin) qui souhaitaient orienter leur ministère vers l’éducation de la jeunesse et qui deviendront les « Pères Maristes ». En 1817, Champagnat, inspiré par cette association, fonda les « Frères Maristes », qui n’étaient pas prêtres. En 1823, l’archevêque de Lyon autorisa la prononciation de leurs vœux, les transformant ainsi en religieux. En 1825, la maison mère naquit près de Saint-Chamond, construite de leurs propres mains par Marcellin et ses compagnons. Le respect et l’amour des enfants, l’attention aux pauvres et aux abandonnés, l’esprit de famille et l’amour du travail, telles sont les valeurs inculquées par Marcellin qui se veut le serviteur de « Marie la Bonne Mère, la Ressource Ordinaire, la Première Supérieure ». Sa devise était « Tout à Jésus par Marie ». À sa mort, la congrégation compte 280 frères, 48 écoles et environ 7 000 élèves. En 2010, la congrégation comptait près de 4 000 membres de par le monde.

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